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Samedi 8 juin 2013, 19h30, Venise. Passage obligé, depuis 1986, au restaurant Al Giardinetto, Ruga Giuffa, près de la place Santa Maria Formosa. Sous la tonnelle, avec des bâches s’il pleut. Des touristes, mais aussi des familles et toujours quelques visiteurs ou même participants de la Biennale.

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Lundi 19 novembre 2012, 18h, Shanghai, quartier Hongkou. Mlle Qin, directrice des relations internationales de l’École de langues E&A à Pékin, une branche d’une grande compagnie téléphonique, invite au restaurant Haolong Zhoushan Fishing Village, 2 rue Zhoujiazui. Au premier étage on mange ce que l’on a choisi au rez-de-chaussée, qui est comme un marché de poissons et de fruits de mer.

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Samedi 17 novembre 2012, 13h30, Shanghai, restaurant du dernier étage de la Power Station of Art. Ça a été l’une de nos constantes observations en Chine : les tables étant rondes et leurs plateaux amovibles, on voit les employés des restaurants « rouler les tables ». Ça continue ici dans ce restaurant chic, mais en plus la table peut être mise en carré et repliée.

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Mardi 28 août 2012, 13h45, restaurant Sanukiya, rue d’Argenteuil, Paris, 1er. Parce qu’il vient de réécouter le cours de Roland Barthes du 12 janvier 1979, de relire les notes de Barthes pour ses cours sur le haïku dans La Préparation du roman, Seuil-Imec, 2003, pp. 53-141, il trouve des haïkus partout. Mais c’est peut-être l’ambiance souriante et réglementée de sa nouvelle cantine japonaise. Un premier indice, sur le ticket, 13:41:36, à la seconde, si ce n’est pas l’inscription d’un instant ! Le haïku refuse la métaphore. Il pratique la pure notation. Elle porte sur : l’éclat jaune dans la bière; les bulles qui montent; la mousse qui reste accrochée au verre; la dentelure de l’encre du mot sérigraphié « Kirin »; la courbure du papier; son léger pli autour de la pince (la topologie nomme ça catastrophe); la lueur orange de la bâche qui englobe tout. On dira qu’il s’agit ici de photographie. Mais ne partage-t-elle pas avec le haïku, la capacité de se faire passer pour « La chose elle-même » ?
D’autres citations de La Préparation du roman :

« Le haïku = désir immédiat (sans médiation). » (p. 65)
« Le haïku est bref, mais non pas fini, fermé. » (p. 67)
« Le haïku va vers une individuation intense, sans compromission avec la généralité. » (p. 74)
« Le haïku n’est pas destiné à retrouver le Temps (perdu), ensuite, après coup, par l’action souveraine de la mémoire involontaire, mais au contraire : trouver (et non retrouver) le Temps tout de suite, sur-le-champ; le Temps est sauvé tout de suite = concomitance de la note (de l’écriture) et de l’incitation : fruition immédiate du sensible et de l’écriture, l’un jouissant par l’autre grâce à la forme haïku » ⟶ Donc une écriture (une philosophie) de l’instant. » (p. 85)
« Le « référent » du haïku (ce qu’il décrit) est toujours du particulier. Aucun haïku ne prend en charge une généralité. » (p. 87)
« La contingence est le fondement du haïku. » (p. 88)
« Le haïku n’est pas fictionnel, il n’invente pas, il dispose en lui, par une chimie spécifique de la forme brève, la certitude que ça a eu lieu. » (p. 89)

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