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manoir-aix
Dimanche 19 mai 2013, 18h. À Aix-les-bains, beaucoup de maisons portent des noms. C’est son passé de villégiature mondaine. Les hôtels d’abord, même lorsqu’ils ne sont plus des hôtels. L’hôtel Manoir n’a pas grand chose d’un manoir, sauf le nom, sauf la typographie, incontestable.

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plantation-preau
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Jeudi 3 janvier 2013, 11h et 18h, Phnom Penh, hôtel La Plantation, croisement du style « design » contemporain et du style « colonial » (il s’agit de la transformation, en 2011, par l’agence ASMA et avec le soutien de l’Ambassade de France, d’un bâtiment administratif des années trente). Près de 30 degrés et un certain calme.

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shanghai-pont-pudong
Dimanche 18 novembre 2012, 20h30, Shanghai. Pour m’extraire du gigantesque centre commercial de Lujiazui, pour échapper aux gratte-ciel, il me vient à l’idée de prendre un taxi et de dire seulement : « Shanghai Dasha ». C’est le nom du premier gratte-ciel (skyscraper authentique) que j’ai connu. C’était à Shanghai en mai 1973, au terme de mon premier voyage en avion (plus de 24 heures, 10 escales), une chambre très haut dans cet hôtel redevenu hôtel l’année-même. Au moment de sa construction en 1934 il se nommait Broadway Mansions. Il a retrouvé ce nom en 1996. Monument le plus visible et stratégiquement placé, il fut quartier général japonais de 1937 à 1945 (avec drapeau japonais à son sommet), puis quartier général américain de 1945 à 1949, puis quartier général de la propagande du gouvernement de 1949 à 1951. Les gardes rouges en firent le « Grand bâtiment anti-impérialiste » et il faut donc attendre ce tournant qu’est 1973 pour qu’il reprenne son nom de 1951, Shanghai Dasha (Grand bâtiment de Shanghai), Shanghai Mansions Hotel en anglais. Le moment de ce voyage était le début d’un changement — et ce voyage en faisait partie — dont on voit l’effet phénoménal aujourd’hui : le Shanghai Dasha est un gratte-ciel parmi des milliers d’autres plus grands que lui, réduit à un vestige, décor pour photos de mariage kitsch. Sort comparable pour son voisin, le glorieux pont métallique Waibaidu, construit en 1908, affublé récemment de diodes aux couleurs variables. Voir http://en.wikipedia.org/wiki/Broadway_Mansions et http://en.wikipedia.org/wiki/Waibaidu_Bridge


Au rez-de chaussée du Shanghai Dasha, un restaurant japonais : tasse japonaise, thé chinois, bière de Tsingtao.
Sur une photo prise en 1973 (voir : http://jlggb.net/blog3/?p=4794) on remarque que le bas de l’hôtel est grillagé.

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Samedi 7 avril 2012. Sur les planches-contacts de Doisneau en Chine, une série de photos prises dans ma chambre de l’Hôtel de la Paix à Pékin les 3 et 5 mai 1983. Cet hôtel, construit avec « l’aide de l’URSS » fut inauguré en 1952 pour la Conférence de la Paix Asie-Pacifique et il fut longtemps réservé aux échanges gouvernementaux et diplomatiques. Je devais y retourner en 1986, puis lorsqu’il fut agrandi sous le nom de Novotel en 2001. En avril-mai 1983, j’y suis resté environ trois semaines car le montage de l’exposition prenait théoriquement du temps. Je mis à profit cette parenthèse pour lire quelques livres ayant trait aux sciences et aux arts, comme L’espace et le temps aujourd’hui (Émile Noël, Points-Seuil, 1983) et pour entreprendre une série d’expériences photographiques employant l’enregistrement de l’heure et des enregistrements sonores, en des lieux particuliers et sur des trajets arbitraires comme par exemple l’axe nord-sud de la ville, essais qui qui furent à l’origine du projet de vidéodisque interactif Pékin pour mémoire, réalisé en 1985-1986, exposé au théâtre de Chaillot, à la Biennale de Venise et au musée de l’Élysée à Lausanne. Je débutai aussi une série de photographies de détails urbains, au Rolleiflex, en couleurs ou en noir et blanc, qui je nommai Vestiges et installations, qui furent exposées aux Rencontres photographiques d’Arles en 1989. Bref, ce moment fut celui d’un retour à une photographie inscrite dans des projets artistiques, après 10 ans d’interruption.

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