Gerhard Richter

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Mardi 14 août 2012, 12h. Neue Galerie, Gerhard Richter, Arnold Bode, 1964. Arnold Bode (1900 Kassel – 1977), professeur, architecte, peintre, designer, fut le fondateur de la Documenta en 1955 — avec le projet de rompre avec le passé de l’Allemagne nazie — et de nouveau son commissaire en 1959, 1964 et 1968.

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Dimanche 12 août 2012, 16h. Peut-être le plus beau livre de la bibliothèque : Gerhard Richter, Atlas der Fotos, Collagen und Skizzen, Lenbachhaus, München, Oktagon Verlag, Köln, 1997, d’après l’exposition de la Städtischen Galerie im Lenbachhaus, Münich, du 8 avril au 21 juin 1998, 240 x 335 mm, 390 pages. Cette édition « rarissime » se termine avec la planche 633. La version en ligne, sur le site de Gerhard Richter, finit avec la planche 783. La version livre actuelle, Thames & Hudson, London, 2006, comporte 864 pages. Il était dans la logique de la démarche de Richter que de mettre en ligne son Atlas. Si le livre est une œuvre à part entière, le site lui-même constitue une œuvre sans équivalent. Il y a aussi, dans la bibliothèque, la version précédente, de 1989, 234 pages. Le lutrin en métal laqué noir est d’Achille Castiglioni (1918-2002), édité par Zanotta (1975).


À voir absolument, le site « officiel » de Gerhard Richter : http://www.gerhard-richter.com

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Dimanche 22 juillet 2012, 18h. Il fait beau, on aurait pu sortir ou regarder l’arrivée du Tour de France à la télévision. Mais j’ai achevé la lecture d’un livre terrifiant et fascinant : Richter, peintre d’Allemagne – Le drame d’une famille, de Jürgen Schreiber, aux Presses du réel, traduit par Mariette Althaus, 2012, publié en allemand en 2005,  Ein Maler aus Deutschland. Gerhard Richter. Das Drama einer Familie, Munich, Pendo-Verlag. Cette enquête obstinée, aux enchevêtrements historiques et personnels inconcevables, tourne autour du tableau de Gerhard Richter, Tante Marianne, 1965. Disons simplement qu’on y apprend, comme le peintre lui-même tardivement, comment la tante du peintre, que l’on voit à l’âge de 14 ans tenant son neveu de quelques mois, en 1932, a été diagnostiquée « 14 » par la médecine nazie, comment elle a été stérilisée, puis euthanasiée en 1945, par le chirurgien et gynécologue, haut gradé SS, qui deviendra le beau-père de Richter (le nu qui descend un escalier est sa fille, la jolie petite Betty est sa petite-fille). Au sortir de ce livre, on ne peut plus suivre ceux qui prétendent ignorer la biographie pour comprendre l’œuvre. Richter dit : « Mes tableaux sont plus intelligents que moi. » (p. 228).


Gerhard Richter, Aunt Marianne, 1965, huile sur toile, photographiée le dimanche 8 juillet dans l’exposition Gerhard Richter, Panorama au Centre Pompidou.

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Gerhard Richter, Verkündigung nach Tizian (Annonciation d’après Titien), 1973, huile sur toile de lin, Hirshorn Museum, Washington D.C., photographiée le dimanche 8 juillet 2012 dans l’exposition Gerhard Richter, Panorama au Centre Pompidou. La notice dit, qu’avec cette œuvre, « l’une des rares confrontations avec l’art religieux », « l’artiste reconnaît humblement l’impossibilité de peindre aujourd’hui à la manière de Titien. » Je pense qu’il faut replacer ce tableau, du fait même de sa singularité, dans la peinture, à la fois d’histoire et familiale, de Richter.


Alfred Manessier, L’Otage, 1987, huile sur toile, collection particulière, photographiée (sans autorisation) au Centre culturel de rencontre de l’Abbaye de Saint-Riquier, le jeudi 19 juillet 2012. Dans un texte hommage du catalogue Alfred Manessier. Le tragique et la lumière, Joëlle Brunerie-Kauffmann rapporte comment son père, Pierre Brunerie, a connu Manessier en architecture aux Beaux-Arts de Paris, comment il lui commanda en 1957-1958 des vitraux pour la chapelle Notre-Dame de la Paix au Pouldu, et comment son mari, Jean-Paul Kauffmann, fut soutenu, lors de sa longue détention au Liban, de 1985 à 1988 — voir Ina —, par le peintre et à travers son tableau : L’Otage.


JLB, Les Perspecteurs, installation vidéo interactive, 2004-2010, ici à l’École supérieure d’art du Havre (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=1418). Si la bande son — que le spectateur peut retrouver en agissant, par le truchement du personnage de Marie qui écoute un iPod — contient des phrases de Daniel Arasse sur la perspective des Annonciations en peinture, elle cite également Joëlle Brunerie sur la lutte pour la contraception. Ce choix est aussi un hommage à ma propre mère, à son attitude morale et militante en faveur du planning familial dès les années soixante.

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Dimanche 8 juillet 2012, 13h-16h, Musée national d’art moderne, Paris, exposition Gerhard Richter, Panorama.


Tisch, 1962, huile sur toile, « le premier tableau inscrit dans le catalogue raisonné de Richter, après que l’artiste ait détruit toutes ses peintures précédentes. »


Auschnitt (rot-blau), 1970, huile sur toile.


Betty, 1977, huile sur toile. Voir « 17.07.2007 : Documenta, Richter » : http://jlggb.net/blog/?p=484


Glenn, 1983, huile sur toile (détail).


Venedig, 1986, huile sur toile.


Gegenüberstellung (18 octobre 1977, Ulrike Meinhof), 1988, huile sur toile (détail).


Betty, 1988, huile sur toile.


Lesende, 1994, huile sur toile (dr).



Strip, 2011, impression numérique (détail et vue dans le contexte de la salle).

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