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Jeudi 16 mai 2013, 19h. À la galerie de Roussan, rue Jouye-Rouve, Paris 20e, dans une exposition conçue par Manuela de Barros, « Sciences et Fictions », Ludovic Duchateau expose des valises contenant un jeu de personnages et d’accessoires, proches des jouets Playmobil mais blancs et plus « humains », avec lesquels le public, sur rendez-vous, peut être amené à « déployer son imaginaire » en les mettant en scène.

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Samedi 3 novembre 2012, 17h — 18h30.
1. Galerie Yvon Lambert, 108 rue Vieille du Temple, Paris 3e, exposition de Loris Gréaud, The Unplayed Notes (dossier de presse). L.G. a été durant quelques heures « mon étudiant », c’était avant qu’il ne perce et fonde des compagnies de production quasi hollywoodiennes. Une clé de cette installation en forme de cimetière, Tainted Love, 2012, qui vient à la fin d’une série impressionnante de pièces que je qualifie de « conceptuel pompier » : les formes constructivistes sont obtenues en fondant une quantité de « cadenas d’amoureux » pris sur le Pont des Arts. (À rapprocher de ça : http://jlggb.net/blog3/?p=4202).
2. Galerie Jousse Entreprise, 6 rue Saint-Claude, Paris 3e, exposition de photographies Set-Up (dossier de presse). Je n’entre pas, la scène de vernissage qu’inscrit la vitrine est suffisamment intéressante.
3. Galerie Art-Concept, 13 rue des Arquebusiers, Paris 3e, exposition de Jeremy Deller (dossier de presse). Quatre pièces, beaucoup plus stimulantes, politiques et gaies, dont A Time Before Shopping, peinture murale (d’un vert anglais que la photo ne parvient pas à rendre) représentant un trilithe de Stonehenge et la série des photographies English Magic, 2012, prises dans Sacrilege, aire de jeux gonflable figurant Stonehenge qui a été présentée sur l’Esplanade des Invalides lors de la récente FIAC 2012 (photo reprise du site http://www.galerieartconcept.com/2012/?page_id=168). Voir « Bannières » du 8 décembre 2008 : http://jlggb.net/blog/?p=1622.

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Samedi 3 décembre 2011, 18h30-20h30, « finissage » de l’exposition de Fabien Giraud à la galerie Rosascape, square de Maubeuge, Paris 9e. L’œuvre de Fabien Giraud Le La Mort est coproduite par Rosascape (Paris) et Forde (Genève). Elle est composée de quinze livres imprimés en linotypie. « Chaque ouvrage est coupé en son milieu par un second livre contenant le script d’une conversation entre Fabien Giraud et Vincent Normand. À la fois commentaire et origine des œuvres, ce dialogue, intitulé Metaxu, est le point central de l’exposition ». Voir les livres ici. L’intégralité du texte (en pdf) est ici. Si le long texte original (la conversation sous forme de vidéo dure 107 mn) est la matière de la proposition, cette matière est présente aussi dans des caractères en plomb, et dans les barres de plomb fondu de certains paragraphes, dans les rubans de papier, chutes des rognures des aplats de couleurs du livre imprimés par un procédé numérique.

Texte de la page photographiée :
Très vite, la courbure du verre s’accentue, et toute une série de foyers optiques se développe entre l’œil et l’objet de son regard. Le microscope, comme il s’invente au milieu du XVIIe siècle avec le savant hollandais Antoni van Leeuwenhoek, est doté d’un dispositif à vis pour la mise au point. Le microscope révèle alors que la surface d’un objet n’est pas sa correspondance à l’échelle de sa forme globale, mais qu’il abrite en lui-même, dans l’ombre de sa matière, une infinité de mondes et de vies insoupçonnées jusqu’alors. La chair du monde se fendille et se creuse. Tout un univers profond, dans les crevasses et les pores, remonte à la surface des formes. Et seules la limite de la courbure des lentilles, la netteté de son grain de verre et la précision d’un pas de vis semblent pouvoir arrêter cette avancée dans les strates infimes du monde. C’est alors, pour l’homme étourdi du XVIIe siècle commençant, l’ouverture à deux démesures de la vision. L’une amenée par le télescope et le décentrement du monde, l’autre, par le microscope et la profondeur infinie de la matière. Une sphère éclate au contact du sol quand une boule de verre tombe de toute la hauteur d’une table. Une sphère éclate également quand, avec un petit objet dur et pointu, on applique sur elle une force qui, par pression concentrée en un point unique, vient à en éventrer la membrane. Il faut voir le double geste de Galilée et de Leeuwenhoek comme une équivalente brisure. Ils ouvrent le savoir à la dé-mesure, au sens véritable et complet d’une défaite de la mesure.

Présentation de l’appartement-galerie :
Rosascape est également un lieu d’exposition situé dans un appartement. Cet espace d’exposition s’intéresse entre autres à la question de la représentation dans un espace privé (l’espace intérieur, non neutre, vs l’espace public, le « white cube »), hors des normes classiques de l’accrochage.

 

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