Robert Doisneau : La queue de l’Hôtel de ville


Samedi 3 mars 2012, 13h30, rue de Rivoli, Paris, 4e, Hôtel de ville. Devant l’entrée de l’exposition (gratuite) des photos de Robert Doisneau sur les Halles de Paris (pas vue), une queue de 250 mètres. On dit qu’aujourd’hui on ne peut plus photographier les gens dans la rue. Ce n’est pas si sûr, encore faut-il essayer. D’une certaine façon, si les personnes trouvent normal ici qu’on les photographie, c’est qu’elles s’inscrivent dans le groupe et le lieu normal des visiteurs de l’exposition. On peut alors dire qu’elles sont « mises en scène » par Doisneau lui-même, selon son habitude. Doisneau ne « chasse » pas ses sujets, il attend, il fait en sorte que les personnages entrent dans son cadre, dans son décor. J’ai souvent remarqué que, contrairement aux apparences et aux idées reçues, Doisneau est le photographe des lieux avant d’être celui des personnes.


Robert Doisneau, Le Baiser de l’Hôtel de ville, 1950. La plus célèbre de ses photos, qui fut l’occasion de comprendre qu’il n’était pas le photographe de l’instantané volé qu’on disait. [dr]

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