septembre 2012

Vous consultez actuellement les archives mensuelles pour septembre 2012.

Longévité


Dimanche 16 septembre 2012, 13h, cour du 93bis, Paris 11e. Figure blanche de l’impermanence, la clématite Duchess of Edimburgh, rapportée du jardin de Great Dixter, East Sussex en 1995, l’est aussi de la longévité. Voir « White » 16 août 2010.


Samedi 15 septembre 2012, 21h20, Crèche laïque du Père Lachaise, 3 Place Martin Nadaud, Paris 20e. Repeinte, elle ne passe pas inaperçu, mais, la nuit, sous son éclairage urbain, c’est un morceau d’architecture surréaliste (Charles-Jean Delacroix architecte, 1899).


Samedi 15 septembre 2012, 19h40, Biennale de Belleville, Pavillon Carré de Baudouin, 119 Rue de Ménilmontant, Paris 20e (voir ci-dessous). Alexandre Périgot, Jardin révolutionnaire avec moins de couleurs et plus de fleurs, moquette, fleurs artificielles, tables, 2010.


Samedi 15 septembre, 19h30, Pavillon Carré de Baudouin, 119 Rue de Ménilmontant, Paris 20e. Une folie du XVIIIe siècle réaménagée par la Ville de Paris pour en faire un « espace culturel » qui accueille aujourd’hui la Biennale de Belleville.

Cadeau



Jeudi 13 septembre 2012, 19h30, galerie 22,48 m², 30 rue des Envierges, Paris 20e. L’exposition Engrammes rassemble quatre artistes (commissaire Simone Frangi). Il y est question de la mémoire inscrite dans la matière des objets. Ji-Youn Lee (qui a étudié à l’école d’arts de Paris Cergy) fait des « cadeaux » avec des chutes de tissus. Certains sont disposés dans les rues avoisinantes (Belleville).


Jeudi 13 septembre 2012, 16h30, Polka Galerie, 12 rue Saint-Gilles, Paris 3e, exposition « Daido Moriyama : Hokkaido-Northern » (l’île Hokkaido, depuis quarante-cinq ans). Il y a chez Moriyama, une errance, une indépendance et une vigilance inimitables. Faire du Moriyama dans une galerie parisienne est peine perdue. Du Daido peut-être : un certain travers, une façon de laisser les choses comme elles viennent. Mais il se trouve que le Ricoh GR IV (son appareil actuel ?) comporte des niveaux électroniques. Le cliché sera donc rigoureusement vertical et centré, car c’est une loi de ce blog, appliquée quand on peut. Voir Osaka 1er juillet 2011.


Mercredi 11 septembre 2012, 1h. Hajime était hier à Paris dans un périple depuis Kyoto, passant par Linz, Kassel, Dortmund et Karlsruhe. Il me rapporte des documents sur l’exposition Phono/Graph à laquelle il participe au centre d’art Dortmunder U avec son groupe Softpad et l’artiste sonore Yukio Fujimoto. Ce dernier a produit une œuvre en forme de grand cercle de charbon. Je pose le morceau qui m’est donné sur le volumineux Vocabulaire européen des philosophies (sous la direction de Barbara Cassin, Seuil-Le Robert, 2004) qui se trouve sur ma table pour la consultation du mot lumière.


Samedi 8 septembre 2012, 13h, 145 rue Saint-Honoré, Paris 1er, temple protestant (de tendance libérale) de l’Oratoire du Louvre. Ayant un peu de temps avant un rendez-vous près de la rue Jean-Jacques Rousseau, pour la première fois j’entre dans cette église. Construite entre 1621 et 1630 puis de 1740 à 1745, elle s’inspirait, comme Saint-Paul — Saint-Louis (ci-dessous), de l’église du Gésù de Rome. Il y a un mariage. Au moment de prendre la photo, j’entends qu’on me dit « Pas pendant la prière. ». Vingt secondes plus tard, le Notre Père est dit et je peux déclencher.

Superposition



Vendredi 7 septembre 2012, 19h30, galerie Rosascape, 3 square Maubeuge, Paris 9e, exposition de Camille Henrot (voir : « Camille Henrot et le langage des fleurs »),  « Jewels from the Personal Collection of Princess Salimah Aga Khan ». « L’œuvre rassemble, sous la forme d’un herbier, des plantes et des fleurs collectées dans les plates-bandes privées des immeubles de l’Upper East Side, le quartier le plus riche de New York, sur les fac-similés des pages d’un catalogue de la vente aux enchères, par Christie’s à l’hôtel Richemond de Genève le 13 novembre 1995, des bijoux de la princesse Salimah Aga Khan bijoux reçus au cours de ses vingt-six ans de mariage avec l’Aga Khan. » Miki m’en donne le commentaire le plus direct : « On peut toujours superposer une chose à une autre; c’est une mise en forme de la lutte des classes. »

Note : Phily Nantois fut, à Aix-les-Bains au début des années trente, caddie du prince Aga Khan III,  grand-père de Karim Aga Khan IV dont il est question ci-dessus. Voir : « Au golf club » du 12 novembre 2011.



Vendredi 7 septembre 2012, 13h30, église Saint-Paul — Saint-Louis, rue Saint-Antoine, Paris 4e. Construite de 1627 à 1641, c’est le bel exemple parisien de l’architecture jésuite de la contre-réforme, en cours de restauration. Gros plan sur les pierres neuves, en hommage au tailleur de pierre Auguste Boissier (Le Teil, Ardèche, 1880 – Pierrelatte, Drôme, 1967), qui fut protestant.

‹ Articles plus anciensArticles plus récents ›