février 2012

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Mercredi 29 février 2012, 15h, Jardin des plantes, Paris, 5e. Profitant de ce jour supplémentaire de février (du lat. pop. febrarius, lat. class. februarius « février, le mois des purifications », dér. de februare « purifier » — Tlfi), les jardiniers s’activent à nettoyer toutes les plates-bandes : elles doivent être fin prêtes pour les plantations de mars.

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Dimanche 26 — lundi 27 février 2012, 4 heures. Je viens de revendre la première édition en trois volumes des Œuvres complètes de Roland Barthes — d’une présentation trop sophistiquée et devenue incomplète — pour acheter l’édition en cinq volumes, plus basique, plus conforme. Les livres ayant été lus, c’est dans les articles et entretiens que je trouve des lectures faciles et fragmentaires, sans faire attention aux dates*. Ça porte sur la lecture et sur l’écriture (et Barthes n’écrivait qu’à la main). Mais je passe quand même tout mon temps sur l’écran.
* Par exemple, tome V, page 678, dans « Délibération », un texte de 1979 paru dans Tel Quel, sur l’utilité littéraire de tenir un journal, je relève :

« Le Journal ne peut atteindre au Livre; il n’est qu’Album. […] L’Album est collection de feuillets non seulement permutables (ceci encore ne serait rien), mais surtout suppressibles à l’infini. »

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Samedi 25 février 2012, 20h50, Matsuri, restaurant japonais, 36 rue Richelieu, Paris 1er. Pris sur le plateau tournant, ce petit (9 cm) cake au thé vert, juste avant d’être mangé.

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Samedi 25 février 2012, 18h45, librairie Village Voice, 6 rue Princesse, Paris 6e. Parmi les livres de philosophie, une collection de l’éditeur Continuum (éditions anglaises) qui n’hésite pas à employer le caractère Cooper Black dans des maquettes très colorées.

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Mercredi 22 février 2012, 13h. Platanes de l’allée Buffon du Jardin des Plantes, Paris, 5e. Où l’on constate que l’ordre et le chaos font bon ménage.

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Dimanche 19 février 2012, 16h-17h20, théâtre des Bouffes du Nord, 37bis boulevard de la Chapelle, Paris 10e. C’est la dernière de la reprise du « concert scénique » de Heiner Goebbels, Max Black (créé en 1998), avec le génial André Wilms qui dit un agencement de textes de Paul Valéry, de Georg Christoph Lichtenberg, de Ludwig Wittgenstein (professeur de Max Black à Cambridge) et de Max Black lui-même, philosophe et mathématicien (1909-1988). Chaque geste, chaque déplacement, est un événement sonore et, le plus souvent, lumineux : ampoules, projecteurs, flammes, feux d’artifices (pyrotechnie par Pierre-Alain Hubert). Ça parle de logique et de jeux de langage. C’est extrêmement réjouissant. On n’a pas le droit de photographier et de filmer pendant le spectacle. Je note cette phrase, dite par l’interrupteur de la lampe de bureau : « Je suis toujours trop jeune et trop vieux ». Je me souviens avoir été, dans ma jeunesse, photographe de théâtre (photo du milieu). Au début, André Wilms est sur scène alors que le public s’installe (ce sera plein, on verra bientôt, au 4e rang du parterre, l’ancien maître du lieu, Peter Brook, chemise turquoise et pull sombre sur les épaules, photo du haut) et, à la fin, le public reste, fasciné par la lumière et par les machines-instruments (photo du bas).

À lire :
« André Wilms n’aime pas les fleuves tranquilles », par Fabienne Darge
Article du Monde, 17 février 2012 Lire la suite »

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Dimanche 19 février 2012, 14h50, rue Pajol, Paris 18e. Passant devant des entrepôts au toit en shed remarquable, que nous avons connus comme squats plus ou moins culturels, nous constatons qu’ils sont en cours de transformation. La mairie du 18e écrit :

Avec les 3 500m² de panneaux solaires photovoltaïques installés sur son toit, la Halle Pajol deviendra la plus grande centrale solaire photovoltaïque de centre ville en France ! Avec la rénovation de sa structure métallique, elle aura des allures d’ombrelle posée sur un jardin luxuriant et surplombant une auberge de jeunesse de 330 lits, une bibliothèque de 30 000 ouvrages, une salle de spectacles et des locaux d’activités.

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Samedi 18 février 2012, 17h. Galerie Perrotin, 76 rue de Turenne, Paris, 3e. Dan Flavin, Kolkoz, Sophie Calle.

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Samedi 18 février 2012, 13h30. J’avais fait fabriquer cette enseigne en néon (de couleur verte) pour le « spectacle-environnement » F3 ou une leçon d’observation, « un ensemble programmé de propositions plastiques constituant l’image d’un appartement que les spectateurs sont invités à visiter par groupes de 15 sous la conduite d’un comédien-démonstrateur », monté au théâtre (expérimental) Les Drapiers à Strasbourg (le premier étage d’une brasserie) du 3 au 24 mai 1969, avec Jean-Louis Boucher et Michel Séméniako. Ce document pour se placer dans l’effet de rétrospective du « néon d’art » auquel on assiste (mais qui est aussi une cloture, car le néon est aujourd’hui techniquement et écologiquement condamné).

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Vendredi 17 février 2012, 15h51. L’offensive néon ne pouvait pas rester sans réplique. J’avais repéré depuis longtemps, chez Zaoui, Électricité générale, 29 rue de Cotte, Paris 12e, le mot néon écrit en néon, ou plus exactement un néon formant le mot néon et, qui plus est, faisant enseigne pour dire : ici on fait des enseignes en néons. En matière de tautologie conceptuelle, je ne voulais pas faire concurence à Joseph Kosuth. Mais, l’ayant croisé hier soir et n’ayant rien remarqué chez lui qu’une tête à être né en 1945, je sors mon néon sur le mode readymade. Ce qui devrait compter car on sait que le readymade initial (Fountain) n’a même pas eu besoin d’exister autrement qu’en photo. Certes dans un catalogue, mais le blog fait l’affaire. Il faut reconnaître que le néon NEON de Kosuth date de 1965.

Vérification du readymade sous Google Street View. Il faut savoir que le néon clignote au rythme de la demie seconde environ, ce qui complique la prise de vue.

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