décembre 2011

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Vendredi 23 décembre 2011, 11h-12h30, observation des immeubles construits par Jean-Louis Chanéac (voir sa maison d’Aix-les-Bains, 1976) entre 1972 et 1980, « Les Bords du Lac », 1, 3, 5, rue des Goëlands à Aix-les-Bains. La suite de trois bâtiments séparés par de larges trouées est comme une montagne coupée de gorges. On peut voir cette « chaîne », dont les faces sont parallèles au plateau du Revard à l’est et à la ligne de crête de la Dent du Chat à l’ouest, comme leurs répliques à la fois concrètes et symboliques. La variation des volumes, comme la diversité des aménagements, sont remarquables. On remarque que des pièces situées à l’est, du côté de la ville et du Revard, ont malgré tout une loggia tournée vers le lac et la Dent du Chat. La première photographie montre la vue depuis « Les Bords du lac ».

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Jeudi 22 décembre 2011, 13h30, Aix-les-Bains. Une plaque intéressante. Mais pourquoi donc cette petite rue (100 mètres à peine, entre l’avenue de Marlioz et le boulevard de Russie), « insignifiante », se nomme « de la Paix » ? A-t-elle été ouverte à une date significative pour la paix ? La rue parallèle la plus proche se nomme « rue de l’Avenir ». Il y a aussi, plus loin, une (longue) avenue de la Liberté. On pourrait s’amuser à chercher les « rues de la Paix » partout, et à en faire l’atlas.

Note du même jour à 23h20 : Le site du Patrimoine d’Aix-les-Bains indique :

Cet ancien chemin est élargi pour devenir une rue au début du XXe siècle. Le conseil municipal lui donne le nom de rue de la Paix par délibération du 8 mars 1913.


Mardi 20 décembre 2011, 7h50, Genève, hôtel des Tourelles, 3e étage, le pont de La Coulouvrenière. Ce matin, je vois le Rhône et je me souviens. Du Rhône à Arles, c’était dans la période Clergue (et pourquoi pas Picasso et Renoir), en 1966. À Avignon, depuis l’auberge de jeunesse de l’île de la Barthelasse surtout, en 1967, dans l’épisode Godard (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=6783). À Bourg Saint-Andéol, le long des vieilles pierres, bien avant Madame de Larnage. À Donzère, détourné par le barrage qui m’a valu une très bonne note au brevet : incollable sur la Compagnie du Rhône et le canal de Donzère-Mondragon, l’usine hydro-électrique Blondel. À Loriol où je suis né, là où s’y jette la Drôme. À Valence, pour les lônes, ces bras morts du fleuve, terrain du cross country de cauchemar (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=3108); pour ses crues affolantes et pour sa mise à l’écart et sa domestication malheureuses (les barrages encore, l’autoroute); pour les Fêtes du Rhône et une première vision d’« étrangers » qui lançaient très haut un drapeau (le drapeau suisse, carré). À Tournon, sous le pont suspendu de Seguin. À Lyon, dans le plus triste brouillard, durant l’hiver 1962-1963. Dans la vue de la Chautagne, qu’on n’avait pas tout de suite perçue comme appartenant à la vallée du Rhône (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=5873). À Genève donc, mais selon une idée abstraite, une leçon de géographie. Récemment, le 19 juillet 2009, à sa source, dans notre remontée épique vers Sils Maria (voir : http://jlggb.net/blog/?p=4368). En supplément, cette exclamation, rapportée par mon père, d’un élève drômois montrant la Seine depuis la Tour Eiffel : « Vai le Rhône ! comme il est petit ! ».

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Dimanche 18 décembre 2011, 16h, galeries du quai Malaquais (les Beaux-Arts), exposition 2001-2011 : soudain déjà qui « présente les œuvres de jeunes artistes ayant fréquenté l’École nationale supérieure des beaux-arts au cours de la décennie 2001-2011 ». Émilie P. est née en 1980 à Noisy Le Grand. Elle est diplômée des Beaux-Arts en 2005 après avoir été « mon étudiante » à Paris 8 et à l’Atelier de recherches interactives de l’Ensad (maîtrise et DEA, avec « L’effet Larsen » et « Fatal Error », 2001-2003). Elle vit et travaille (comme on dit) à Paris et à Berlin. En 2010, elle a obtenu l’Audi Talents Awards. Pour le détail de son « parcours », voir la Galerie Lucile Corty et aussi Portraits-la Galerie (un site très chic dont Caroline D. est la webmaster) ou encore son propre site. Si elle a été un temps une « artiste numérique » (pour ma part, je n’emploie jamais cette expression), elle a rompu avec cette catégorie pour appartenir résolument à « l’art contemporain ». Reproduction (on voit le reflet du photographe) : Neue Oder, 2010, impression sur papier ancien, 29 x 27 cm, collection PPP, Paris (on lit trop vite, en allemand : « neue Order » — ordre nouveau —, au lieu de « neue oder » — nouveau, ou bien).


Dimanche 18 décembre 2011, 15h 45, Paris, pont du Carrousel. Hier et avant-hier il y a eu une tempête et beaucoup de pluie. Aujourd’hui, le ciel est bleu et la pierre ocre du pont se reflète dans les tourbillons.

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Dimanche 18 décembre 2011, 13h25, 14h25, boulevard Voltaire, rue de Bretagne, Paris. Des enseignes de coiffeurs, dont l’une au moins (la seconde) semble ancienne. Voir http://jlggb.net/blog2/?p=1907 et http://jlggb.net/blog2/?p=2084 et http://jlggb.net/blog2/?p=4946. Il y en avait une au 55 rue du Faubourg Saint-Antoine, mais elle a disparu avant qu’on la photographie. On devrait répondre à la question : pourquoi les enseignes de coiffeurs sont souvent en lettres cursives ?

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Samedi 17 décembre, 17h-18h30, Paris, Musée du quai Branly, bibliothèque (salon de lecture). Gwenola W. fait ici une nouvelle présentation, sous forme de performance-conférence, de son Globodrome, un tour du monde dans le monde du Web (Google Earth, Street View, YouTube, etc.), qui est aussi un film bientôt publié, inspiré du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Voir : http://globodrome.com/.

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Samedi 17 décembre, 15h, Paris, galeries du Grand Palais, exposition Game Story. Il suffit d’écouter, les visiteurs, s’ils ont l’âge pour ça, cherchent d’abord ce qu’ils ont connu enfant. Et puis ils montrent à leurs enfants, comment jouer. Il y a en effet la vision à la 3e personne et à la première personne. Mais la plus intéressante, c’est celle à la 2e personne : « tu es là ». Dans ce cas, la figure du joueur est en amorce, c’est ce qu’a copié Gus van Sant dans Elephant, on voit par dessus son épaule. Ce jeu est Mortal Kombat. Nous y avons joué, L. et moi, à Los Angeles en 1994.

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Jeudi 15 décembre 2011, 12h. Saint-Denis, Université Paris 8, bâtiment A. Ces bâtiments, construits à la hâte en 1980 pour accueillir l’Université forcée à quitter le Bois de Vincennes (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=7005), furent convertis en partie — de façon plutôt réussie — après la construction de la nouvelle bibliothèque universitaire (inaugurée en 1998). Les architectes (Jacques Moussafir et Bernard Dufournet, voir : http://www.culture2000.tee.gr/paris/projets/93/93_10/index_en.htm et http://www.pavillon-arsenal.com/img/conference/25/cp/PAV_25_CP.pdf) furent contraints par une structure existente de mauvaise qualité et par un budget restreint. 1°. On constate la dérive du code-couleurs, des disciplines artistiques vers le tri des ordures. 2°. On rappelle que l’art, et l’enseignement de l’art, devaient s’alimenter au contact avec le réel. Le problème, c’est que, paraît-il, pour sentir le réel, il faut des terrains vagues, des dépotoirs, des poubelles.
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Image officielle de l’architecture et des couleurs attribuées aux différentes disciplines artistiques (photo Georges Fessey).

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