Enseignes

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Lundi 19 novembre 2012, 11h45, Shanghai. Rue Ruijin, dans l’ancienne concession française, trois vues très proches : une boutique de vêtements nommée à la française; un passage donnant sur cette rue, avec ses maisons basses (on nomme lilong ce type de quartiers); juste en face, un immense chantier d’énormes immeubles.

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Lundi 15 octobre 2012, 13h30. Salon de coiffure, 29 boulevard Saint-Germain, Paris 5e. Alors qu’elle se trouve sur un trajet fréquenté depuis des années, celle-ci nous avait jusqu’alors échappé. On constate que l’enseigne standard (de quelle époque au fait ? Années 50-60 ? Sortie de quel atelier ?) subit une certaine acclimatation. Ici, elle prend des allures bourgeoises.

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Samedi 1er septembre 2012, 15h45, 134 boulevard de Charonne,  Paris 20e. Coiffeur « Art absolu ».

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Dimanche 26 août 2012, 19h15, rue Froment, Paris 11e, magasin Lamyliterie. L’idée de littéralité attachée aux enseignes en néon est une réalité vernaculaire et pas l’exclusivité de l’art conceptuel (qui d’ailleurs s’est inspiré des enseignes véritables). Voir le « Néon littéral » du 11 juin 2011 et « Le bien-être » du 19 avril 2010 et aussi « Néon néon » du 17 février 2012.

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Dimanche 26 août 2012, 19h, rue Saint-Bernard, Paris 11e. Le Vendôme, typographie française par excellence — on l’a déjà noté souvent, par François Ganeau (1912-1983) pour la fonderie Olive, 1952, voir par exemple : « La vie moderne », 4 août 2011 et « Vendôme de boucherie », 13 août 2011 — sur un rouge bordeaux parfaitement raccord.

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Jeudi 8 mars 2012, 17h, boulevard Georges Favon, Genève. Trains miniatures, voitures en modèles réduits. C’est le genre de vitrine qui attire les enfants attardés et les pères. Je me souviens avoir acheté là, pour É., il y a 20 ans, une berline décapotable grise américaine. Malgré un store pas raccord et des vitrines extérieures ajoutées, c’est quand même un modèle de design et de typographie.

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Mardi 6 mars 2012, 15h, 8 passage Saint Ambroise, Paris, 11e. Une façade intéressante, arts déco, avec l’enseigne « maçonnerie béton armé » en maçonnerie de béton armé (comme on les collectionne ici). Il semble que le tableau de céramique de l’imposte gauche ait disparu.


Vendredi 17 février 2012, 15h51. L’offensive néon ne pouvait pas rester sans réplique. J’avais repéré depuis longtemps, chez Zaoui, Électricité générale, 29 rue de Cotte, Paris 12e, le mot néon écrit en néon, ou plus exactement un néon formant le mot néon et, qui plus est, faisant enseigne pour dire : ici on fait des enseignes en néons. En matière de tautologie conceptuelle, je ne voulais pas faire concurrence à Joseph Kosuth. Mais, l’ayant croisé hier soir et n’ayant rien remarqué chez lui qu’une tête à être né en 1945, je sors mon néon sur le mode readymade. Ce qui devrait compter car on sait que le readymade initial (Fountain) n’a même pas eu besoin d’exister autrement qu’en photo. Certes dans un catalogue, mais le blog fait l’affaire. Il faut reconnaître que le néon NEON de Kosuth date de 1965.

Vérification du readymade sous Google Street View. Il faut savoir que le néon clignote au rythme de la demie seconde environ, ce qui complique la prise de vue.

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Jeudi 16 février 2012, 19h-20h. Vernissage de l’exposition Néon,Who’s afraid of red, yellow and blue ? à La Maison rouge, boulevard de la Bastille, Paris. Attractif. Et d’ailleurs, il y a un monde fou. Maintenant on ne fait plus attention aux risques de chocs électriques ou de bris de verre que font courir ces œuvres aux visiteurs. En 1983, nous avions dû fermer Electra, au Musée d’art moderne, le temps de mettre une barrière autour d’une œuvre de Dan Flavin faite de tubes fluorescents. Or, le néon demande des tensions bien supérieures. Mais ne nous plaignons pas de la proximité retrouvée avec ces œuvres. Il y a quelques jours, ayant à imaginer un projet d’exposition qui croiserait lumière et écriture, il m’est venu à l’esprit de réunir des œuvres en néon. Mais j’ai immédiatement rejeté cette idée simpliste, considérant que les pièces se tueraient littéralement entre elles. L’exposition de ce soir confirme ça, mais pas entièrement. Les pièces, certaines d’entre elles, sont suffisamment singulières et signées, rattachées à des projets d’artistes. Il reste que l’effet magasin était inévitable. D’autant que la plupart des néons d’artistes citent ouvertement les enseignes, quand ce ne sont pas de pseudo readymades. Voir : http://jlggb.net/blog3/?p=836.


Jean-Michel Alberola, Die Armut, 2006, collection Antoine de Galbert.


John Armleder, Voltes V, 2004, collection Frank Cohen.


Tracey Emin, Just Love Me, 1986, collection Goetz.


Laurent Grasso, Éclipse, 2007, collection Krzentowski, Paris.


Joseph Kosuth, Neon, 1965, galerie Almine Rech.


Joseph Kosuth, Words are Deeds, 1991, galerie 1900:2000, Paris.


Piotr Kowalski, Pour qui ?, 1967, collection Andrea Kowalski, Paris.


Claude Lévêque, Rêvez !, galerie Kammel Mennour, Paris.


François Morrellet, Enchaînement n°8, 2011, galerie Aline Vidal, Paris.


Melik Ohanian, (G)host, 2006, galerie Chantal Crousel, Paris.

Pour toutes ces photographies : © Les artistes.

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Mercredi 1er février 2012, 17h. Salon de coiffure au 84 rue Monge, Paris 5e. Pour continuer la collection d’enseignes cursives (et en relief). Où l’on remarque que ce n’est pas seulement l’enseigne — années 50-60 — qui est préservée, mais aussi une certaine oblique du cadre de la devanture. Ceci doit donner confiance aux clients pour qui le cheveu relève de l’artisanat, ceux qui évitent les enseignes franchisées. Le nom de la rue, qui longe à son début l’ancienne École polytechnique dont il fut le cofondateur en 1794 : Gaspard Monge, 1746-1818, mathématicien, géomètre, révolutionnaire. Une enseigne en 3D, cela a peut-être quelque chose à voir avec le calcul des volumes par le dessin : Monge est l’inventeur de la géométrie descriptive. Ou alors est-ce une histoire de cheveux coupés très court ? J’ai connu M. Maurice Monge, professeur et auteur de nombreux manuels de mathématiques. Mais ceci est une autre histoire.
voir : http://jlggb.net/blog3/?p=289

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