

Dimanche 14 avril 2013, 14h — 16h. Les œuvres de Julio Le Parc (né en 1928 en Argentine, vit et travaille à Cachan) n’avaient jamais été montrées en nombre comme ici au Palais de Tokyo. L’ayant rencontré en 1968 (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=2639) et connaissant assez bien son travail de l’époque, je le trouvais trop prétentieux pour être sympathique. Mais sa façon de vouloir casser le mythe de l’incompréhension de l’art contemporain par le public contemporain m’intéressait et reste intéressante, avec une dimension politique dégagée de sa radicalité proclamée. C’est peut-être (outre les motivations commerciales) la raison de son retour, comme, d’une façon générale, celui de l’art cinétique, de la lumière et du mouvement (dont nous avons exposé certains aspects du prolongement par de jeunes artistes dans « leurs lumières », l’automne dernier au Centre culturel de Saint-Riquier). Série 15, 1971-2012, acrylique sur toile (peinture horizontale); Rubans au vent, 1988, bois, rubans, ventilateur, moteur, lumière.
Vous consultez actuellement les archives pour le thème Couleurs.


Dimanche 24 février 2013, midi. Parc floral des Thermes, Aix-les-Bains. Il a neigé ce matin. La neige a ravivé l’écorce des platanes centenaires. À midi, elle est en train de fondre. La façon qu’elle a de se résoudre en plaques éphémères n’est pas sans rapport avec celle qui gouverne les plaques de l’écorce, qui sont, elles, dans une autre échelle de temps.

Vendredi 8 février 2013, 15h. Pour faire une bonne « cible » pour un projet de « réalité augmentée », c’est ce papier peint de Sanderson qui sort de la cave. Revient avec lui le souvenir de la chambre « à donner » de la rue Newton et de ses murs envoûtants. C’était en 1981.


Vendredi 11 janvier 2013, 14h. Pour une aquarelle (un peu trop figurative selon le protocole habituel), cette vue depuis la chambre de l’hôtel La Plantation.


Vendredi 21 décembre 2012, 14h30 et 17h30, Genève. Le nouveau pont sur l’Arve, financé par Rolex (il porte le nom de Hans Wilsdorf, fondateur de la firme — on n’a peu l’habitude de voir un élément de la circulation publique « offert » ainsi par une marque), est l’une des rares transformations modernes que l’on ait pu connaître à Genève. Il se veut sans doute surprenant, il est quand même déjà inscrit dans l’esthétique convenue du calcul informatique. Mais, ce qui retient mon attention, c’est l’écart de son aspect entre le jour et la nuit, que je rapproche de celui du pont Waibaidu (vu récemment à Shanghai : http://jlggb.net/blog3/?p=4387). Sauf qu’ici la couleur ne change pas toutes les dix secondes. La Suisse positive n’est pas la Chine kitsch, et la modeste passerelle n’a rien du grandiose historique du pont shanghaïen. Un point commun cependant, ce sont des passages de frontières qui ont connu des jours virulents et symboliques.

Vendredi 14 décembre 2012, 22h, 93bis. Cadeau de Masaki, en direct du Japon, une tasse dont il dit qu’elle est pour un café « low res » (la « basse résolution » est un clin d’œil entre nous après un travail sur les images prises avec des téléphones, au début des années 2000), de la marque The Porcelains qui reprend une mosaïque typique des bains publics japonais, avec l’idée de « réchauffer les cœurs » (d’après le site de la marque).

Samedi 8 décembre 2012, 17h30, café Le Sansevéria, 248 rue de Rivoli, Paris 1er. La décoration et l’ambiance de ce café, moderne et à l’italienne, étaient originales. Il a été refait mais il reste plutôt bien.


Jeudi 22 novembre 2012, 13h-15h, Hangzhou. Au temple Lingyin (Retraite de l’âme), tout un monde étagé sur la montagne Wulin, à l’ouest du Lac de l’ouest. Ce temple bouddhiste chan (zen) est l’un des plus importants de Chine.







