Des archives

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la chinoise programme 1967
dessin theatre
Vendredi 22 novembre 2013, 22h, Genève. À Saint-Gervais Genève Le Théâtre, La Chinoise 2013, pièce écrite et mise en scène par Michel Deutsch. Détail des Cahiers du festival, direction Jean Vilar, Avignon, 1967 (archives jlggb) — le vrai sujet de La Chinoise : le théâtre. Dessin à l’âge de cinq ans tout juste (archives jlggb) — pourquoi ces croix sur les rideaux ?
Voir : « Un film en train de se faire », 3 février 2012, http://jlggb.net/blog3/?p=1263 et « Des archives : photographies inédites, Avignon 1967 », 7 août 2011, http://jlggb.net/blog2/?p=6783

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Lundi 4 novembre 2013. C’est aujourd’hui le centenaire de la naissance de mon père, Émile Boissier. Ma mère aussi, Emma Jullian, est née en 1913 (voir : « 1913 », http://jlggb.net/blog3/?p=5055). Cette photo d’eux à l’âge de 24 ans a été prise à Bouvante-le-Haut, village d’une vallée du Vercors, dans le département de la Drôme où ils étaient instituteur et institutrice, le 18 mai 1937. Je l’ai déjà publiée dans le numéro 8 de La Recherche photographique consacré à la photo de famille, février 1990, p.44. On soulignera la place particulière de l’année 1913 dans l’histoire des idées et des arts, dans l’histoire des peuples et des pays.

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Vendredi 15 mars 2013, 16h. Aix-les-Bains. Au dessous de l’ancien hôtel Bernascon, rue Isaline, il reste deux espaces libres, vestiges des vergers qu’il y avait là dans les années 1900 (l’hôtel a été construit en 1900, la carte postale date de 1907). Avant de voir la construction d’un immeuble, ce qui était encore récemment le parking de l’Hôtel Palais des Fleurs a vu disparaître un très grand tilleul, puis l’arrivée, il y a quatre jours, d’une pelleteuse et d’une voiture de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Très vite il y a eu deux grandes fosses aux contours très nets. Aujourd’hui l’une d’elle est rebouchée tandis que l’autre fait encore l’objet d’une observation minutieuse. Les fouilles préventives ont été popularisées notamment par Jean-Paul Demoule et son livre On a retrouvé l’histoire de France. Comment l’archéologie raconte notre passé, Robert Laffont, 2012. À écouter, un entretien avec Jean-Paul Demoule du 25 mai 2012.

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Jeudi 20 décembre 2012, 2h. J’ai pris ces diapositives au début du mois de mai 1973 à Shanghai, tôt le matin, depuis la chambre de l’hôtel Shanghai Dasha (14e étage, séjour du du 8 au 12 mai) puis sur le pont Waibaidu. On peut voir l’endroit en 2012 et avoir quelques informations historiques ici : « Shanghai Dasha », Dimanche 18 novembre 2012. On peut constater une certaine rénovation en cours des parcs, qui correspond probablement à la réouverture de l’hôtel et à la venue de visiteurs étrangers. Photos © JLggB 1973.

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Samedi 7 juillet 2012; 23h50. On termine ici le cycle de quatre articles annoncé et commencé le 14 février 2012 (voir les billets Doisneau : http://jlggb.net/blog3/?s=doisneau), avec une photographie qui est, encadrée, sur le mur devant mes yeux depuis bientôt 30 ans, prise il y a 40 ans : Robert Doisneau, Place de Rungis, 1972 (collection JLggB, dr).

Je recopie ici des extraits de divers articles que j’ai publiés depuis :

J’avais interrogé Robert Doisneau sur ses premières photographies, celles dans lesquelles il s’est reconnu photographe, celles qui lui ont permis d’assumer sa timidité. Ce sont des images du pavé devant lui, sur le trajet de l’école ou de la traversée de la Banlieue vers Paris. On connaît la place prise par le pavé parisien dans l’œuvre de Doisneau. Je m’étais amusé à nommer hypothèse de l’hypoténuse (voir le billet du 28 juin 2009 : http://jlggb.net/blog/?p=4070) cette  façon initiatique qu’a tout photographe d’enregistrer l’image du sol qui est devant lui. Cela procède de la vérification de l’appartenance de soi au monde que l’on construit par la saisie, de l’inclusion du dispositif de prise de vues à la vue elle-même, de la solidité de l’image résultante. J’avais signalé, dans un article sur ses photos de la Libération de Paris  (« Robert Doisneau, Paris, août 1944 »,  La Recherche photographique, Paris, juin 1989), comment, avec les barricades, le sol pavé qui est sa scène, se soulevait, se dressait jusqu’à la frontalité qui est l’autre modalité de la position du preneur de vues, celle par exemple d’un Walker Evans.

Quitte à infléchir la réalité de son travail, j’affirmais que Robert Doisneau était un photographe des lieux, plus que des gens. Je découvrais que ses choix se portaient d’abord sur des scènes, non pas au sens de l’action, mais au sens de l’espace pour un drame possible, un théâtre où des acteurs viendraient trouver leur place. Au demeurant, Robert Doisneau ne contredisait pas cette observation lorsqu’il déclarait que sa méthode consistait à attendre que des personnages viennent déclencher la prise de vue, se prendre eux-mêmes dans l’espace cadré. La plupart des images de Doisneau peuvent être analysées en ces termes, y compris Les Enfants de la place Hébert (1957) où se construisent des relations de forces et de regards qui incluent le photographe lui-même.

J’insistais donc, d’accord en cela avec Jean-François Chevrier (Robert Doisneau, Belfond, Paris, 1983), sur le caractère « pathétique » de sa photographie. La filiation avec l’œuvre d’Eugène Atget, dont on connaît qu’elle a inspiré à Walter Benjamin la célèbre formule « théâtre du crime » est évidente si l’on veut bien reconnaître des photographies comme cette Place de Rungis (1972) pour laquelle je manifestais un tel engouement « théorique » que Robert Doisneau me l’offrit en 1983.

De cette photo, disons simplement qu’elle est, exceptionnellement chez Doisneau, faite avec une chambre de grand format, et donc particulièrement nette dans ses détails et dans sa profondeur. Les maisons sont de simples façades en arc de cercle, aux angles de rues fuyantes, comme dans un décor de cinéma à la Trauner et le ciel gris est un vélum théâtral. À cette heure donnée par l’horloge centrale, la place est vide, mais le sol, quadrillé finement par les pavés, à la fois conserve les traces de passages et appelle la présence, comme repérée dans un système de coordonnées, de personnages et d’événements, de « crimes ». Car j’avais pris l’habitude, à partir de là, de désigner par « crime » tout ce qui pouvait faire office de déclencheur d’une photographie, ou encore le potentiel de moments distincts qu’avait connu ou que pourrait connaître un lieu particulier.


Robert Doisneau, Libération de Paris, 1944 (dr).


Robert Doisneau, Les Enfants de la Place Hébert, 1957 (dr).

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Mardi 22 mai 2012, 18h52, TGV de Genève vers Paris — et Paris, samedi 26 mai, 18h. Je suis passé ici des centaines de fois. Cette fois je me décide à prendre quelques clichés des vignobles. Dardagny est la dernière commune avant la frontière française. Les vignes de Dardagny sont associées pour moi depuis « toujours » au nom de Jean Hutin, qui fut un proche camarade du Théâtre des Drapiers de Strasbourg et du Théâtre populaire romand de La Chaux de Fonds, à la fin de l’année 1968 et en 1969. Je pourrais retrouver de nombreuses photos de lui : j’ai photographié des pièces où il jouait, L’Importance d’être d’accord, de Brecht, Quinze Rouleaux d’argent de Günther Weisenborn (d’après une pièce classique chinoise); il a été acteur dans le film 16mm pour F3 et dans deux de mes films en super 8 « expérimentaux », Deux manières de passer le temps, en février 1969 à la Chaux-de-Fonds (sur la chanson Eloise de Barry Ryan et avec le livre jaune Garnier de La Nouvelle Héloïse dans la poche — photogramme), Nécessité de quelques transitions en juillet 1969 à Cannes. Car, après le théâtre, revenant à la propriété familiale, il s’associa à son frère Pierre pour produire des vins de qualité, contribuant à porter les vins de Genève parmi les meilleurs de Suisse. Le Domaine des Hutins est dirigé maintenant par sa fille Émilienne. Je ne l’ai pas revu depuis quarante ans, sauf sur Internet : ici, ou et , etc.


Deux manières de passer le temps, super 8, 5mn, 1969.

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Photos © JLggB 1981
15 mai 2012, 23h30. L’actualité m’incite à retrouver une série de photos (inédites bien sûr) du 21 mai 1981, journée d’investiture, onze jours après son élection, de François Mitterrand. Le matin, c’est la descente des Champs Élysées (photo). Vers 18h, nous nous trouvons derrière une herse aux pointes dangereuses, dans un recoin de la Faculté de droit, face au Panthéon. Mitterrand a remonté la rue Soufflot, accompagné d’une cohorte de fidèles et de zélateurs (photo). Il rentre seul dans le Panthéon pour déposer des roses sur les tombeaux de Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher (dans une mise en scène télévisuelle de Roger Hanin). À sa sortie (photo), plusieurs incidents ont mis l’orchestre en retard et il doit attendre pendant 10 mn la fin de la 9e symphonie de Beethoven, sous la direction de Daniel Barenboïm, alors que la pluie se met à tomber très fort, avant la Marseillaise dans l’orchestration d’Hector Berlioz, chantée par Placido Domingo et les chœurs.

Document vidéo (6mn39s) : Concert d’investiture de François Mitterrand le 21 mai 1981 par les Chœurs et l’Orchestre de Paris dans un extrait de l’Hymne à la Joie de Beethoven

Document du journal Le Monde du 10.05.2011 : « Comment j’ai mis en scène l’investiture de François Mitterrand par Christian Dupavillon, ancien conseiller de Jack Lang au ministère de l’Education nationale, ancien directeur du patrimoine. Lire la suite »

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Dimanche 25 mars 2012, 23h50. Aujourd’hui, 100e anniversaire de la naissance de Jean Vilar, il me revient une série de photographies faites en août 1967 au Cloître des Carmes à Avignon (c’était la première fois que le Cloître des Carmes accueillait des représentations du festival) : Serge Regiani, Chantal Darget, Jean-Pierre Léaud, Georges Staquet, Yves Afonso, Jean-Claude Bouillon, Marie Dedieu et d’autres comédiens répètent Silence, l’arbre remue encore ! de François Billetdoux, mise en scène par Antoine Bourseiller, en présence de Jean Vilar et de Paul Puaux, administrateur et Jean Vilar, directeur du Festival d’Avignon. Ici : Antoine Bourseiller, Jean Vilar, François Billetdoux. Photo © JLggB 1967.
Voir : http://jlggb.net/blog3/?p=875 et http://jlggb.net/blog2/?p=6783

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Samedi 18 février 2012, 13h30. J’avais fait fabriquer cette enseigne en néon (de couleur verte) pour le « spectacle-environnement » F3 ou une leçon d’observation, « un ensemble programmé de propositions plastiques constituant l’image d’un appartement que les spectateurs sont invités à visiter par groupes de 15 sous la conduite d’un comédien-démonstrateur », monté au théâtre (expérimental) Les Drapiers à Strasbourg (le premier étage d’une brasserie) du 3 au 24 mai 1969, avec Jean-Louis Boucher et Michel Séméniako. Ce document pour se placer dans l’effet de rétrospective du « néon d’art » auquel on assiste (mais qui est aussi une cloture, car le néon est aujourd’hui techniquement et écologiquement condamné).

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Puisqu’il est question de géométrie descriptive dans l’article précédent, ressortons cette épure, la N°13 de l’année 1962-1963. Rappelons que la descriptive est une méthode qui permet de déterminer des formes géométriques par le pur dessin. Ici, trouver l’intersection d’un cône et d’un cylindre dont on connaît les dimensions et les positions relatives dans l’espace. Je m’étais amusé à mettre des dégradés de couleurs et des reflets, ce qui me valu la remarque de mon professeur (l’une des classes qu’on nommait hypotaupe au Lycée du Parc de Lyon) : « Vous auriez dû faire les Beaux-Arts ». Ayant eu sous les yeux et entre les mains des épures authentiques du temps de Monge, à l’aquarelle et au lavis, — pour l’exposition Image calculée à la Cité des sciences en 1990 — j’ai mesuré combien elles pouvaient être infiniment précises et raffinées. Mercredi 1er février 2012, 22h30.

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