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la chinoise programme 1967
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Vendredi 22 novembre 2013, 22h, Genève. À Saint-Gervais Genève Le Théâtre, La Chinoise 2013, pièce écrite et mise en scène par Michel Deutsch. Détail des Cahiers du festival, direction Jean Vilar, Avignon, 1967 (archives jlggb) — le vrai sujet de La Chinoise : le théâtre. Dessin à l’âge de cinq ans tout juste (archives jlggb) — pourquoi ces croix sur les rideaux ?
Voir : « Un film en train de se faire », 3 février 2012, http://jlggb.net/blog3/?p=1263 et « Des archives : photographies inédites, Avignon 1967 », 7 août 2011, http://jlggb.net/blog2/?p=6783

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catalogue branly ratton
fondus branly ratton
Samedi 31 août 2013, 18h, Musée du quai Branly, exposition Charles Ratton. L’invention des arts « primitifs ». Charles Ratton (1895-1986) travaille à faire reconnaître les arts non-occidentaux. Il n’entre pas dans la dénonciation du colonialisme mais il coopère avec les surréalistes qui signent en mai 1931 le manifeste « Ne visitez pas l’exposition coloniale » (Breton, Éluard, Péret, Sadoul, Crevel, Aragon, Char, Tanguy, etc.) ou encore au film Les Statues meurent aussi d’Alain Resnais et Chris Marker, sorti en 1953 mais interdit pendant 10 ans (à voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=AycfGQf2MUQ).
L’« Exposition surréaliste d’objets » qui se tient dans sa galerie en mai 1936 impose une juxtaposition destinée à produire un « air de famille » entre des œuvres d’artistes surréalistes (y compris Marcel Duchamp), des objets étonnants « naturels » ou « perturbés » et des œuvres d’« art sauvage ».
Figure du pouvoir Nkisi : homme agenouillé, Congo XIXe-XXe siècle, collection du Metropolitan Museum of Art.
Catalogue de L’« Exposition surréaliste d’objets », galerie Charles Ratton, 1936.
Verres déformés par l’éruption de la montagne pelée à Saint-Pierre, Martinique, en 1902, collection Musée du quai Branly.

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SMcQ
Vendredi 9 août 2013, 16h30, café Le Préau, rue de Birague, Paris 4e. Sadie est étudiante en littérature française (et études féminines) à Harvard. Au cours d’un séjour de deux mois à Paris avec sa professeure, Alice Jardine, qui fut étudiante à Paris dans les années 70, elle a choisi, dans le thème généra « Paris et ses révolutions », de conduire une étude sur la démolition de Vincennes en 1980. Ce sont mes photos publiées ici (voir : « Des archives : 12 photographies inédites d’août 1980 ») qui l’ont conduite à s’adresser à moi. J’ai donc répondu à ses questions : « Pourquoi cette décision brutale de raser totalement les bâtiments ? »; « Quelle résistance s’est exprimée en 1980 ? »; « Comment l’université a-t-elle évolué après son transfert à Saint-Denis ? »; etc.

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Démolition de la faculté de Vincennes, août 1980 (photo © JLggB).

Pour en savoir plus et comprendre cette histoire, il convient de regarder ces deux films, réalisés par des collègues de l’université Paris 8 :
Le Vent de Vincennes, de Katharina Bellan, VLR Productions, 2005, 53mn, avec Monika Bellan, Jean-Maurice Dumas, Hélène Cixous, Alain Badiou, Bernard Cassen, Michel Debeauvais, Jacques Rancière, Claude Frioux, Jean Narboni et Jean-Paul Fargier;
Roman noir pour université rouge de Yolande Robveille et Jean Condé, Zarafa Films, 2008, 91 mn, avec François Châtelet, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Michel Foucault, Hélène Cixous, Bernard Cassen, Alain Badiou, Daniel Defert, Denis Guedj, Gérard Miller et d’autres.

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Le Vent de Vincennes, Julie Loi, Katharina Bellan, 2005.

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Roman noir pour université rouge, Paul Chaslin, 2008.

La disparition récente de Paul Chaslin, constructeur des bâtiments de Vincennes, grand militant de la culture populaire, a permis de rappeler son engagement et sa personnalité hors du commun :
Paul Chaslin. Souvenirs d’un entrepreneur tout terrain, Les éditions du Linteau, 2013;
« Paul Chaslin, entrepreneur, militant culturel », Le Monde, 24 janvier 2013. Lire la suite »

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Samedi 25 mai 2013, 16h, Galerie Yvon Lambert, rue Vieille du Temple, Paris 3e. Reanimation II, une exposition de Joan Jonas (1936, New York), faite de dispositifs qui sont mieux que des écrans, des cloisons translucides et des volumes de projection, où il est question notamment de la glace qui fond.

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Vendredi 15 février 2013, 17h. Galerie Gabrielle Maubrie, rue Sainte Croix de la Bretonnerie, Paris, 4e. Un très beau film d’exposition de Dennis Adams : Malraux s’ Shoes (vidéo, 42 mn), inspiré de la photographie où l’on voit André Malraux, chez lui à Boulogne-sur-Seine, en 1953, alors qu’il prépare le second tome du Musée imaginaire (Le Musée imaginaire de la sculpture mondiale). Après avoir été le modèle d’un musée sans murs fondé sur la reproduction photographique, c’est devenu la référence prémonitoire de la virtualisation des collections. L’artiste joue un Malraux, marchant sur ses photos, fumant, buvant un whisky. Il a de violents éclats de voix délirants. Mais le monologue intérieur incessant mêle la vie de Malraux (y compris le passage au Cambodge, voir, sur ce blog : « Banteay Srei », 6 janvier 2013) à des réminiscences énigmatiques propres à l’artiste lui-même. Il est fait ainsi écho à l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg, à l’Atlas de Gerhard Richter (voir, sur ce blog : « Atlas de Gerhard Richter », 12 août 2012). Pour moi, la scène est depuis toujours liée à l’image du film d’Alain Resnais, La Guerre est finie (scénario de Jorge Semprún, 1966), où l’on voit Yves Montand dans le salon où Ingrid Thulin prépare l’iconographie d’un livre sur les villes du monde. On peut rappeler qu’Alain Resnais a travaillé à ce film avec Florence Malraux, fille d’André Malraux, qu’il a épousée en 1969.

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André Malraux, 1953. Photo Maurice Jarnoux, Paris-Match.

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Alain Resnais, La Guerre est finie, 1966.

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Aby Warburg, Atlas Mnémosyne, 1927-1929, détail.
Références : Georges Didi-Huberman, Atlas ou le gai savoir inquiet – L’œil de l’Histoire, 3, Minuit, Paris, 2011. Georges Didi-Huberman, « Échantillonner le chaos. Aby Warburg et l’atlas photographique de la Grande Guerre » : http://etudesphotographiques.revues.org/index3173.html Aby Warburg, L’Atlas Mnémosyne, édition par l’Atelier l’écarquillé, 2012 : http://www.baldingervuhuu.com/index.php?/aby-warburg/ecrits-ii—atlas-mnemosyne/

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Mercredi 26 décembre 2012, 13h-16h45, 93bis. Il est question de faire des cakes. Mais le cadran de la température du four est cassé. Ce four Siemens, semi-encastrable et multifonction (micro-onde, grill, four classique) pourrait être jeté et remplacé. Mais on ne trouve plus ce modèle, acheté en 1995. Une opération audacieuse va conduire à l’ablation du cadran dont on découvre qu’il est fait sur le principe du cinéma : pellicule perforée, entrainement par une roue à ergots. C’est ce film qui est cassé. On voit qu’un tableau peut remplacer un film.
Épilogue : Au prix d’une intervention minutieuse avec les techniques de réparation des films cassés et d’une nouvelle mobilisation énergique avec divers tournevis, le cadran a retrouvé sa place dans le tableau de bord du four, ce soir à 23h30.

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Samedi 15 décembre 2012, 17h. Au 44 de la rue du Faubourg du Temple, Paris 11e, un projecteur de lumière bleue a été placé, sur le terrain à construire que l’on a vu ici le 19 novembre 2011 : http://jlggb.net/blog2/?p=7682, probablement pour les besoins d’un tournage derrière les persiennes.

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Vendredi 17 août 2012, 11h, rue Courat, Paris 20e. Promenade sur les traces du Rousseau de la « Deuxième promenade », village de Charonne, Saint-Blaise, retour par la rue des Haies. J’aime les films de Chris Marker (pas tous, mais au moins : Lettre de Sibérie, 1958; La Jetée, 1962; Sans Soleil, 1982; vus à leur sortie), je l’ai connu un peu à l’époque de Passages de l’image (Centre Pompidou, tournée aux États-Unis, 1990-1992), de la Revue virtuelle et du CD-Rom Immemory (1990-1997), mais j’ai évité de participer au culte. Il est mort à Paris le dimanche 29 juillet 2012, jour de son 91ème anniversaire.


C’est alors que je publie sur Vimeo une vidéo faite au iPhone le 5 octobre 2010 dans le RER B, en direction de la station Luxembourg. On y voit Chris Marker portant des lunettes noires-caméra, dans cette pratique du portrait « volé » qui a donné la série Passengers. Ce document a un certain succès (graphe jaune des statistiques de la consultation des vidéos, ci-dessous).



Voir aussi, sur jlggbblog1 : http://jlggb.net/blog/?p=2528, http://jlggb.net/blog/?p=3162 et http://jlggb.net/blog/?p=5583

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Vendredi 29 juin 2012, 21h, musée Mac/Val à Vitry-sur-Seine. Inauguration d’un nouvel accrochage. Nous avions vu dans la grande exposition Sarkis du Mamco de Genève (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=5029) cette série de onze photos de films, onze enfants qui sont le plus souvent les personnages principaux de films de pays et de temps différents, confrontés à la cruauté du monde. Ici, la pièce est dans sa version la plus achevée et la plus impressionnante. Dans Trésors de la mémoire (les onze enfants de l’histoire du cinéma), 2002, un néon, dont la lumière monte et descend, faisant passer l’immense salle du noir au rose le plus intense au rythme de la respiration de l’artiste, relie les photographies les unes aux autres en passant par les yeux des enfants.

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Jeudi 21 juin 2012 (Fête de la musique), 23h, 73 rue des Haies, Paris 20e. La galerie Plateforme, cycle Résurgences, présente, notamment, le film de Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon, War.


War est un montage de vidéos de soldats américains, trouvées sur Internet. Filmées par les soldats eux-mêmes, elles les montrent sur le terrain de guerre ou dans les casernes en Irak ou en Afghanistan, en train de danser sur de la musique pop. On peut imaginer la nostalgie de la culture populaire chez ces soldats dansants, qui semblent définitivement séparés du territoire, de l’histoire et de la culture dans laquelle ils se retrouvent projetés, coincés dans des guerres immobiles, d’usure, dont les images officielles effacent toute trace de sang, de violence, et qui nous reviennent sous la forme faussement joyeuse de parodies de vidéo clips. Du site : http://www.nogovoyages.com/projects.html

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