Vincennes

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Dimanche 21 août 2011, 23h50. En août 1980, l’université de Vincennes (Paris VIII) fut détruite sur décision Mme Alice Saunier-Seité, ministre des universités. Les bâtiments étaient considérés comme provisoires depuis leur construction en 1968 par GEEP industrie dans le bois de Vincennes. Les diapositives Kodachrome que j’ai prises à ce moment là sont restées dans leur boîte plus de 40 ans. Je les scanne aujourd’hui et il me semble intéressant d’en publier une douzaine. On voit notamment, sur les trois dernières photos, le bâtiment D où se trouvait la philosophie et un garage à vélos que nous avions transformé en atelier de sculpture.
Voir « Long retour » : http://jlggb.net/blog2/?p=2884 et « Comment s’écrit l’histoire » : http://jlggb.net/blog2/?p=931.














Photos ©JLggB 1980.

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Vendredi 10 juin 2011, 13h30, Parc zoologique de Vincennes (fermé depuis le 30 novembre 2008), le Grand Rocher, vu depuis l’Avenue de Saint-Maurice, Paris 12e. Architecte : Charles Letrosne, construction entre 1932 et 1934, 65 m de haut, comporte trois terrasses pour les visiteurs, structure de béton armé et voile de béton projeté (moins de 5 cm d’épaisseur). On n’y a vu longtemps qu’un décor, une imitation de rocher dans la tradition des « rocailleurs » du XIXe siècle. On devrait y reconnaître aujourd’hui une tour à l’enveloppe complexe, une architecture prémonitoire de celles qui relèvent de la modélisation numérique et de la construction pilotée par ordinateur. Menacé de destruction pour l’essentiel, l’ensemble de « rochers » du zoo fait l’objet d’une pétition lancée par l’architecte François Roche et son groupe R&Sie(n) — qui, précisément, imagine une architecture générée par prototypeuse numérique : http://www.new-territories.com/ZOO/ et http://www.new-territories.com/ZOO/?page_id=431


L’intérieur du Grand Rocher. Photo Stéphane Degoutin.
Consulter : http://www.nogoland.com/wordpress/2009/09/fausses-montagnes/ et http://lostincreteil.com/

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Mardi 1er février 2011, 13h. Ce fauteuil Herman Miller dessiné par les Eames (modèle DAX.) avec coque en polyester armé de fibre de verre et assise en skaï, comme les chaises de même style, sont de rares vestiges de l’Université de Vincennes, construite au cours de l’été et de l’automne 1968. Ces exemplaires sont conservés, pour quelque temps encore, dans un laboratoire d’art de l’Université Paris 8. Le Centre universitaire expérimental de Vincennes fut moins pauvre, à son ouverture, qu’on pourrait l’imaginer. Les bâtiments étaient équipés du meilleur mobilier pour collectivités : Herman Miller, Knoll International, Mullca, etc. et bénéficiaient ainsi d’une ambiance moderne qui ne fut pas pour rien, en dépit d’idéologies qui semblaient négliger cet aspect des choses, dans l’esprit d’initiative et d’innovation qui animait la collectivité. Pour aller dans le même sens, il faut rappeler que l’inspiration pédagogique portée par l’un des fondateurs, Pierre Domergue, professeur d’anglo-américain, venait des États Unis. Voir : « Un rêve, deux facs » http://jlggb.net/blog/?p=351 et la vidéo récente de Yolande Robveille, Roman Noir pour Université Rouge : http://www.archives-video.univ-paris8.fr/video.php?recordID=124.

Un court extrait de ce film où l’on voit la cafétéria de Vincennes et son mobilier, au début des années 70.

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Lundi 31 janvier 2011, 16h45, couloirs de l’Université Paris 8, Saint-Denis. On la croise souvent, elle se déplace d’un mètre ou de 50 mètres, cette chaise cassée (Herman-Miller Eames) est un vestige du mobilier de l’Université de Vincennes en 1968.

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Jeudi 28 janvier 2010, 17h20, salle d’exposition de l’Université Paris 8, Saint-Denis.

À l’occasion du 40e anniversaire de l’université (voir « L’illumination de Vincennes ») l’ancien hall qui était voué aux affichages sauvages, aux déchets, aux barricades de chaises et aux courants d’air, a été transformé en « salle d’exposition ». On ne dira pas grand chose de l’atonie d’un aménagement ridicule, commandé à une boite spécialisée dans le stand institutionnel et commercial et probablement payé par une subvention politique. On ne commentera pas non plus le destin des affiches des « ateliers populaires » des Beaux-Arts parisiens de mai-juin 68 et du surcroît de supports et de cadres dérisoires qu’elles ne méritaient pas. Mais je peux dire que les affiches en sérigraphie que nous avons produites entre 1970 et 1976 à la faculté expérimentale de Vincennes étaient bien différentes, en opposition au style soixante-huitard. Si cette université était une suite de mai 68, elle était celle d’une époque qui fut nouvelle. Sortir une collection artificiellement constituée par des achats dans les années 90 et se garder de montrer les archives authentiques : c’est l’une des façons d’écrire l’histoire. JLggB.

On y revient : les couleurs des cages d’escalier ont quand même une autre gueule, même dans la mélancolie (voir ci-dessous : « L’œuvre de Samba », 25-28 janvier 2010).



Contrepoint : deux photographies originales de l’Université Paris 8-Vincennes, centre universitaire expérimental, au début des années 1970. Photos © JLggB.

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