Comment s’écrit l’histoire


Jeudi 28 janvier 2010, 17h20, salle d’exposition de l’Université Paris 8, Saint-Denis.

À l’occasion du 40e anniversaire de l’université (voir « L’illumination de Vincennes ») l’ancien hall qui était voué aux affichages sauvages, aux déchets, aux barricades de chaises et aux courants d’air, a été transformé en « salle d’exposition ». On ne dira pas grand chose de l’atonie d’un aménagement ridicule, commandé à une boite spécialisée dans le stand institutionnel et commercial et probablement payé par une subvention politique. On ne commentera pas non plus le destin des affiches des « ateliers populaires » des Beaux-Arts parisiens de mai-juin 68 et du surcroît de supports et de cadres dérisoires qu’elles ne méritaient pas. Mais je peux dire que les affiches en sérigraphie que nous avons produites entre 1970 et 1976 à la faculté expérimentale de Vincennes étaient bien différentes, en opposition au style soixante-huitard. Si cette université était une suite de mai 68, elle était celle d’une époque qui fut nouvelle. Sortir une collection artificiellement constituée par des achats dans les années 90 et se garder de montrer les archives authentiques : c’est l’une des façons d’écrire l’histoire. JLggB.

On y revient : les couleurs des cages d’escalier ont quand même une autre gueule, même dans la mélancolie (voir ci-dessous : « L’œuvre de Samba », 25-28 janvier 2010).



Contrepoint : deux photographies originales de l’Université Paris 8-Vincennes, centre universitaire expérimental, au début des années 1970. Photos © JLggB.

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