mai 2011

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Mardi 31 mai 2011, 14h30, à l’angle de l’avenue Ledru-Rollin et de la rue Basfroi, Paris, 11e. Spécimen intéressant du Cooper Black dans l’un de ses usages les plus réguliers, l’enseigne de café-restaurant « oriental » (doublé ici de PMU). Très vite un homme est sorti pour demander : « Qu’est-ce que vous faites ? — Une photo — Mais vous prenez chez moi, mon appartement, etc. — J’ai le droit (il me semble). »

Restitution typographique en Cooper Black Outline.


Voir le dossier « Cooper Black »

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Dimanche 29 mai 2011, 19h20, Jardin du Palais Royal, Paris. Stéréotype : « les fleurs se fanent et ça leur va bien ». Variante appartenant au matérialisme historique : « la fleur se fane, et l’on n’y peut rien ».

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Dimanche 29 mai 2011, exposition Nature et idéal : Le Paysage à Rome 1600–1650, Carrache, Poussin, Le Lorrain, Galeries nationales du Grand Palais.
Nicolas Poussin, Paysage avec ruines, ca. 1634, 72 x 98 cm, collections du Musée du Prado, Madrid (non exposé dans ce musée). © Musée du Prado, http://www.museodelprado.es/en/the-collection/online-gallery/on-line-gallery/obra/landscape-with-ruins/

Ce paysage allégorique fait allusion à la gloire de la ville de Rome. Au premier plan, devant un sarcophage étrusque symbolisant l’origine de la civilisation romaine, un personnage montre le chemin menant à des bâtiments de style classique dans l’arrière plan.

On sait que le (mot) paysage (occidental) apparaît d’abord en peinture et relativement tard, à la Renaissance. On sait aussi que, dans la peinture chinoise, le paysage (un premier traité en 440 de notre ère) introduit nécessairement des relations dans notre esprit (Augustin Berque). Un cheminement interne lisible, l’inscription mentale dans un trajet comportant des transitions et des points d’arrêt, une succession étagée de couches induisant un mouvement dans la profondeur, sont l’alternative à une vision globale, attachée à un point de vue fixe, perspectiviste. S’il est une construction d’espace-temps, elle relève du récit et non de l’illusion optique et individuelle. Il faut se garder cependant, en matière de topologie du paysage comme en tout domaine, d’un partage trop net entre Orient et Occident. Il existe certainement des commentaires fort documentés sur l’iconographie et sur le style de ce tableau de Poussin, peu connu. N’en disposant pas, je m’intéresse à ce qui se voit directement, à un dispositif qui, précisément, à la manière chinoise, contredit la vue d’ensemble au bénéfice du déplacement par étapes et par points attachés à des monuments (ou indices mémoratifs). Son architecture théâtrale, comme son récit, peuvent l’assimiler à un diorama, à un agencement de plans frontaux radicalement parallèles, autrement dit constitutifs d’un tableau par couches qui engendre un jeu de relations entre le proche et le lointain comme entre le vu et le caché. Pour autant, ce qui s’affiche excelle dans le littéral non mystérieux. Un tel principe permet l’audace d’une représentation lacunaire des monuments « centraux » placés dans une fausse profondeur, sans sacrifier aux effets d’une incertitude brumeuse. Poussin est reconnaissable aussi dans cette façon de traiter, sans hiérarchie de facture ou texture chromatique, le ciel, les arbres, les constructions, les personnages. Il faut enfin remarquer que les personnages du premier plan, peut-être parce qu’ils ne sont que des fantômes de passage et parce qu’ils figurent virtuellement les regardeurs du tableau, sont translucides, laissent passer le chemin à travers eux.


Nicolas Poussin, Paysage avec ruines, détails.

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Dimanche 29 mai 2011, 18h; rue de Surène, paris 8e. Le scandale de la Place des Vosges d’avant le scandale du Sofitel : une Porsche Panamera (autour de 100 000 €).

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Dimanche 29 mai 2011, 16h. Des collections : une pêche en plâtre, fabriquée en série à Wuxi (??), province du Jiangsu en Chine, fin des années 70, début des années 80 — et rapportée dans ces années là. C’est un taille crayon d’environ 4 cm de diamètre. Dans la tradition (Taoiste) chinoise, la pêche est signe d’immortalité. Ce thème « superstitieux » date l’objet de l’après « Révolution culturelle ».

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Samedi 28 mai 2011, 16h, rue Saint-Augustin, Paris 2e. Côte à côte, les deux caractères vedettes de la collection d’enseignes de ce blog : Cooper Black et Vendôme.

Restitution typographique.


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Samedi 28 mai 2011, 15h, Inha, passage Vivienne, Paris. En projet pour être présenté au Temple Daikakuji à Kyoto du 27 juin au 17 juillet 2011 dans l’exposition Out of Space, un « dispositif performatif » pour deux iPad2 qui s’inspire du Sutra du Cœur, dont l’un des exemplaires les plus précieux est conservé dans ce temple. Simulation avec Akiko O. de l’attitude escomptée d’un spectateur « pratiquant » : il porte le iPdad à la hauteur de son visage et lit à haute voix le texte qui s’affiche alors.


L’image du (de la) pratiquant(e), telle qu’elle s’affiche en direct (avec le son de sa voix) sur le iPad placé à l’entrée de la salle.

Voir : « Au Temple Daikakuji de Kyoto », 6 février 2011.

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Jeudi 26 mai 2011, 18h. Dans un sous-sol quelque part en Savoie, la bibliothèque progresse : 16 casiers Billy (il y en a 6 autres en face), 38 mètres de rayonnages. Créé en 1978, la bibliothèque Billy est un objet « culte » de chez Ikea, populaire (41 millions d’exemplaires dans le monde), très bon marché (25 € la colonne), trop lourde (aggloméré), fragile (le revêtement laminé — sauf quand même les portes verre et aluminium, 70 €) mais minimaliste et presque super normale. Gillis Lundgren, qui l’a dessinée, fut le premier directeur du design chez Ikea en 1953 et l’auteur du concept de l’emballage plat d’Ikea (économie de stockage et de transport, montage par l’acquéreur, etc.).
Les premiers objets — c’est l’aspect Cabinet de curiosités du projet — sont des souvenirs des grands-parents et parents.

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Mercredi 25 mai 2011, 23h31, juste après le péage de Saint Martin-Bellevue sur l’autoroute A41, vers le sud (coordonnées terrestres : 45.988457 — 6.12740). Arrêt pour téléphoner à L.

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Mardi 24 mai 2011, 19h30. Aix-les-Bains, tout autour de l’ancien Établissement thermal (fin du XVIIIe siècle), des camions pour le tournage d’un film. Il est toujours surprenant de voir l’énorme logistique des tournages en ville (de plus en plus fréquents semble-t-il, et pour des films ou feuilletons plus ou moins idiots) quand on songe à la légèreté extrême, à la quasi invisibilité des caméras qui se sont incrustées dans la plupart de nos appareils.

La caméra du iPhone ou di iPad est si discrète (2 ou 3 mm de diamètre) qu’on la figure symboliquement, comme ça.

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