janvier 2011

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Lundi 31 janvier 2011, 16h45, couloirs de l’Université Paris 8, Saint-Denis. On la croise souvent, elle se déplace d’un mètre ou de 50 mètres, cette chaise cassée (Herman-Miller Eames) est un vestige du mobilier de l’Université de Vincennes en 1968.

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Olaf Nicolai, 2001, Musée de Pully (avec un très bel araucaria dans le jardin). Mai Thu Perret, 2008, MUDAC.
Vendredi 28 janvier 2011, 15h-17h, Musée de Pully et MUDAC de Lausanne, exposition de papiers peints contemporains. Dossier de presse : http://www.mudac.ch/media/uploads/press/papiers-peints/DPfaceaumur.pdf

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Palimpseste


Vendredi 28 janvier 2011, 15h50, Pully (Sud-Est de Lausanne). Le long de la ligne de chemin de fer, un ensemble de maisons, leur envers, comme souvent les tranchées de voies ferrées le donnent à voir. Le mot juste, mais usé par les usages pédants, vient à l’esprit : palimpseste. À partir de l’enseigne (« Ébénisterie » devenue « Ferronnerie Serrurerie d’Art J. Le Roy »), on propose de lui faire désigner l’ensemble du décor. Ou les beautés de la confusion.

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Vendredi 28 janvier 2011, 13h30. Sur la route le long du Léman, entre Genève et Lausanne, entre Rolle et Allaman, une enseigne nous saute aux yeux : « J. J Martin ». On avait un doute sur sa réalité et sur sa situation. Ce garage, qui est le lieu de la deuxième partie du film de Godard, Film Socialisme, est tout simplement là. Ce que filme Godard s’actualise forcément en fiction.  Et Jean-Jacques a son lac devant lui. Ce qu’on trouve sur les annuaires suisses : Jean-Jacques Martin, atelier de mécanique, réparation de machines agricoles, station service Agrola, Route Suisse 2, Perroy, canton de Vaud, Suisse.
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Une vue qu’en donne Google Street View.

Voir : http://jlggb.net/blog2/?p=2782

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Vendredi 28 janvier 2011, 12h. Château de Prangins, Musée national suisse, exposition de papiers peints.

On y découvre non seulement les luxueuses impressions à la planche et les motifs à l’antique typiques du tournant du XVIIIe siècle, mais aussi les rouleaux industriels de la Belle Époque, avec leurs motifs historicisants ou Art nouveau. Sans oublier les célèbres panoramiques, une des formes de décor intérieur les plus appréciées de tout le monde occidental vers 1800-1850, dont la Suisse fut un motif de prédilection. À titre d’exemple, la Grande Helvétie et la Petite Helvétie rappelleront que si notre pays n’a quasiment pas fabriqué de papier peint, il a servi d’inspiration pour des créations exportées dans le monde entier.
(Texte officiel…)



Papier peint panoramique la Petite Helvétie dessiné par Antoine-Pierre Mongin en 1815-1816 pour la Manufacture Jean Zuber à Rixheim (Mulhouse), vendu jusqu’en 1871.
Voir : document sur les panoramiques de Zuber au Musée du papier peint de Mulhouse.
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Vendredi 28 janvier 2011, 13h. Château de Prangins, Musée national suisse, calèche dont les sièges sont tournés vers le paysage (panoramique, ou plutôt, travelling).

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Mardi 25 janvier 2011, 18h20, vitrine de la librairie de la galerie Yvon Lambert, rue Vieille du Temple, Paris : Bethan Huws, 3 Walnuts, bronze, 2010, 4000 €. Bethan Huws est née à Bangor, Pays de Galles. Elle vit et travaille à Malakoff.
Une « sculpture » à l’échelle un, trois noix posées, c’est ce que j’avais fait pour commémorer le « séchoir à noix » le 9 janvier : http://jlggb.net/blog2/?p=3763.

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Samedi 22 janvier 2011, 16h30. 13 rue Pétion, Paris, 11e, ce tapissier a laissé son atelier qui va devenir une galerie, « La Tapisserie ». Caractères en bois découpé intéressants : une gothique qui pourrait se rapprocher du Futura Heavy italique, du Franklin Wide, du Parisine Std Sombre, de l’Allumi Std Extra Bold Italic, mais qui s’en écarte par toute une série de singularités : points sur les i, courbes des S, pied du R, etc.

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Vendredi 21 janvier 2011, 16h45 – 18h45, cinéma Hautefeuille, Paris 6e. I Wish I Knew, Histoires de Shanghai, de Jia Zhang-ke, 2010, 1h 58mn, image de Yu Likwai. Wei Wei (韋偉), l’actrice principale du « film phare » du cinéma chinois Printemps dans une petite ville (小城之春) de Fei Mu (费穆), 1948 (dans l’entre-deux de la fin de la guerre anti-japonaise et de la fondation de la République populaire) est l’une des 18 personnes, dont l’histoire a trait à Shanghai (souvent pour en partir), rencontrées pour I Wish I Knew.
Parmi les précédents films de Jia Zhang-ke (né en 1970) : Platform (2000); The World (2004); Still Life (2006). De grands films.

Bande annonce de I Wish I Knew.

À voir dans « Le blog d’avant le blog », Shanghai, 14 avril 2006 : http://jlggb.net/blog/?p=7049

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Mercredi 19 janvier 2011, , 22h15, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 12e, métro Faidherbe-Chaligny, devant le café La Liberté (débordant sur le trottoir chaque soir) :

C’est le déterminant du taux de change. Y’a un autre truc derrière.

Derrière : c’est LE mot de 2010. Il faut entendre : après, autrement dit : devant.

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Cadran solaire


Dimanche 16 janvier 2011. À midi, le soleil est aujourd’hui exactement dans l’axe du passage Turquetil. Et l’on vérifie qu’il y a « de belles journées autour du 16 janvier ». Voir « Lumière de janvier » : http://jlggb.net/blog2/?p=977.

« Le cadran solaire est considéré, du fait de sa simplicité, comme l’un des tout premiers objets utilisés par l’homme pour mesurer l’écoulement du temps. » Wikipédia


La météo du 16 janvier 2011

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Samedi 15 janvier 2011, 17h30, vue depuis la terrasse de l’Institut du Monde arabe à Paris. Une manifestation contre le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure », dite « LOPPSI 2 », a lieu vers l’Odéon. Une autre à la République, en soutien à la « révolution » en Tunisie qui a eu lieu la veille.

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Vendredi 14 janvier 2010, galerie JGM, 79 rue du Temple, Paris 3e. Deux des pièces de Tony Oursler. La première, sculpture en verre, ampoule électrique, sans cartel, qui peut se rapporter au texte ci-dessous et la deuxième, Million Miles (Orbital Screw), 2007, fibre de verre, projection vidéo.

In the age of spectacle the struggle to assign meaning to the endless procession of images and the technology which presents them the viewer may morally polarize elements of the system. Claims of good and evil have always accompanied the development of any technological innovation. Regardless of the source of spectacle; TV, hollywood, or the internet these mimetic systems can be seen as amplifiers of human drives and as site of psychological projection on the part of the viewer. The personification of fears, as in the appearance of the devil in relation to the evils of technology. Technology can be seen as the fear of the unknown and thus as a mirror of the viewers fear of their own potential. In this installation I trace this human tendency throughout a loose media time line. Early graphic representations of the camera obscure often included depictions of demons, I used these images as a starting point in the popular depiction of the devil. From these simple horned figures, with the help of glass artist Jonathan Christie, I have create transparent hand blown glass devils which act as sculptures as well as lenses for this installation. These glass figures are also mapped into a computer graphics system and animated to be included in the installation. Voir : ici.



Depuis août 2010 et jusqu’au 1er août 2011, l’exposition virtuelle de Tony Oursler, Valley, à l’Adobe Museum of Digital Media. Page d’entrée et espace interactif « Special Interests ». À visiter : ici.


Tony Oursler

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Émile B. Buissonnière, aquarelle, 1953, 23 x 28 cm. Séchoir à noix, four à pain, ferme Rosier, hameau de Buissonnière, Vinay, Isère. Coll. JLggB. Version HD ici.


Dimanche 9 janvier 2011, 20h, Aix-les-Bains, Nice-Savoie, noix de la récolte 2010 à Poliénas (village voisin de Vinay), appellation « Noix de Grenoble ».


Vue aérienne (Google Maps) autour de Buissonnière, vallée de l’Isère, plantations de noyers, 2010. On y voit trois fermes où j’allais dans mon enfance.

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Samedi 8 janvier 2011, 10h50, Nice-Savoie, Aix-les-Bains. Dessus et dessous du bureau dans le salon. Santon Marcel Carbonel, bureau et enceintes Muji, prises électriques Legrand.

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Mythologies Roland Barthes, édition illustrée par Jacqueline Guittard, parue le 14 octobre 2010, Paris, Le Seuil (EAN13 : 9782021034479), 256 p., 39 €.
J’ai lu pour la première fois Mythologies dans une édition parue en 1963, que j’ai gardée. L’exemplaire sur la photo est probablement l’édition originale, imprimée en mars 1957. Je l’ai acheté pour quelques francs aux puces de Plainpalais à Genève, le 10 juillet 1999. À côté de moi, Jean Starobinski consultait aussi les livres d’occasion.

Mythologies se termine ainsi :

Il semblerait que nous soyons condamnés pour un certain temps à parler toujours excessivement du réel. C’est que sans doute l’idéologisme et son contraire sont des conduites encore magiques, terrorisées, aveuglées et fascinées par la déchirure du monde social. Et pourtant c’est cela que nous devons chercher : une réconciliation du réel et des hommes, de la description et de l’explication, de l’objet et du savoir.
Septembre 1956

Julia Kristeva, extrait d’un article du Monde, « Autour des Mythologies de Roland Barthes », 12 octobre 2010 :

Jugement ? Révolte ? Nausée ? Non. La vigilance de l’ironie, plutôt : version élucidée du goût. Et cette délicate étrangeté aux conventions sociales, où se tient le style (« dimension verticale et solitaire de la pensée ») devenu une écriture (« acte de solidarité historique »). Une voix qui révèle, sous le futur sémiologue, le romancier freiné et le tragédien pudique […]. Aucune « déclinologie » pourtant dans ces démystifications. Quand il déplie les significations figées en mythe et déstabilise tout « arrêt sur image » par une cascade d’interprétations où le sens côtoie le non-sens, c’est la « profondeur du langage » que Barthes cherche, réhabilite et savoure avec un bonheur contagieux. Il n’y aurait pas d’autre solution à la menace des croyances absolues, des idéologies totalitaires, du nihilisme ? Tel est le sens de son a-théisme : face aux mythes opaques des uns et à la perte du sens des autres, « la question posée au langage par le langage » peut retourner « la carence du signe en signe ».

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