
Jeudi 29 juillet 2010, 15h30. L’ensemble des patios d’Esquirol est construit sur une pente qui va vers la Marne, au sud. De la sorte, le mur au sud, bien que très haut, ne dépasse pas le niveau de la terrasse.
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Mercredi 28 juillet 2010, 23h30. Sur le bureau depuis plus de quatre ans, il vient de la boutique d’antiquités de la Petite Pagode de l’Oie sauvage de Xi’an (en Chine). Un pot de porcelaine ainsi cassé et réparé, avec ses agrafes de fer et ses cicatrices bien visibles, c’est ce qu’il fallait pour permettre de croire, non pas tant à une authenticité forcément opaque, mais tout simplement à une longue vie intéressante.

Mardi 27 juillet 2010, 13h30. Le square Trousseau est à la place des Enfants Trouvés. « En 1674, l’Hôpital-Général acquit les terrains situés entre les rues du Faubourg-Saint-Antoine, de Cotte, de Charenton et Traversière pour y édifier un hospice destinés aux enfants trouvés : on en abandonnait alors environ un millier chaque année à Paris. » (Plaque actuellement disposée à l’entrée du square). Cette photo est un repérage pour une éventuelle séquence de la série « Les Vigilambules » qui serait appuyée sur un texte où Rousseau parle de l’abandon de ses enfants.

Mardi 20 juillet 2010, 13h. Ayant pris la Route de l’Asile National depuis Saint-Maurice, nous sommes arrivés ici, où se trouvait jusqu’à l’été 1980 l’Université de Vincennes.

Lundi 19 juillet 2010, 20h49. L’entreprise de transformation de métaux pour le bâtiment Léon Mager est étendue du 54 de la rue de la Roquette au 16 du passage Thiéré. L’immeuble a été construit en 1926 par l’architecte Julien Chapelle. Cette enseigne est un repère de nos déambulations depuis 1970.
Note sur le Passage Thiéré.
On les voyait ici : Jean-Baptiste Thiérrée et Victoria Chaplin. On le connaissait lui de chez Planchon à Villeurbanne au début des années 60 et surtout dans le film culte de Resnais, Muriel, 1963. Un de ces jours, il faudra faire un article sur Boulogne-sur-Mer.

Annie Tribel, Table banquette pour le Théâtre de la Ville, Paris, 1968, fabricant : Dubigeon. J’ai connu cet endroit.

Charlotte Perriand, modules de salle de bain et de cuisine pour les immeubles des Arcs, 1975.
Voir : http://www.pompidou-center.biz/education/ressources/ENS-perriand/ENS-perriand.htm
Jeudi 15 juillet, 17h. Centre Pompidou. Si Étienne-Martin produit des « Demeures » (voir l’article ci-dessous), c’est quand même du côté des femmes designers que l’on trouve, à la fin des années 60 et au début des années 70, de véritables habitacles qui réaliseront les désirs de cocons plastiques qui ont occupé notre jeunesse. Je me souviens avoir passé du temps, dans les cours ennuyeux du lycée, à dessiner des chambres enveloppantes où tout se trouvait à portée de main, à commencer par une espèce de projection de télévision grand format et un robinet d’eau fraîche.



Jeudi 15 juillet 2010, 16h-17h, Musée national d’art moderne, Paris. Exposition Étienne-Martin. Je n’aimais pas beaucoup les sculptures volumineuses en bois : trop près de la matière. Mais Le Manteau (1962, l’année de mon bac) est une pièce emblématique et superbe. C’est l’une des « Demeures ». Très intéressante, la série des diagrammes tracés au feutre pour extraire, des souvenirs de la maison natale à Loriol, des répartitions spatiales et temporelles (ici : Sans titre, 1975-1992, feutres de couleur et encre sur papier, 74,8 x 110 cm, collection du Centre Pompidou). Le « Cahier rouge » associe ses œuvres à des épisodes de sa vie entre 1913 et 1960. C’est là que les coïncidences se précisent : Loriol est mon pays natal, 1913 est l’année de naissance de mes parents.

Et cette « Classe de dessin » d’Étienne-Martin au Lycée (Émile Loubet) de Valence a été la mienne de 1955 à 1962 (ici au début du siècle).
Avec une quasi-ardoise entre les mains je peux écrire directement sur jggbblog ? On va voir que oui, grâce au WordPress pour iPad. Mais cette ardoise (Wunderblock, ardoise magique ?) donne d’abord une consistance à la lecture. L’album devient un objet.
Paris, 93bis, mardi 13 juillet 2010, 10h30.

La photo a été ajoutée à 10h50 (l’appareil n’a pas de caméra).


Lundi 12 juillet 2010, 11h45. À la faveur d’une erreur (pour la première fois depuis 30 ans, j’ai pris le train pour Asnières au lieu de celui pour Saint-Denis, au delà de La Fourche), je me trouve sur ce quai de la station La Fourche en direction de Saint-Denis ou bien d’Asnières. Sur l’autre quai, vers Saint-Lazare, ne passent que les trains venant d’Asnières. Cette station très spéciale, où se joue une bifurcation, comporte donc aussi, en dessous, un quai unique vers Saint-Lazare, pour les trains venant de Saint-Denis. La station La Fourche était « carrossée » depuis les années 60. Sa rénovation lui redonne son style historique de « Ligne Nord-Sud » (dans la frise ocre, le monogramme NS), de 1911-1912, avec des carreaux faisant enseigne provenant de la Faïencerie de Gien. Il faut dire que cette station a un beau nom, qu’elle donne à expérimenter le concept précieux de bifurcation — avec le plaisir d’entendre : « Attention. Ce train est en direction de Saint-Denis ».
Documents : http://www.martingautron.com/blog/2009/02/liste-stations-ligne-13/
Sur la ligne 13, voir « L’art de la mémoire » du 28 janvier 2010 : http://jlggb.net/blog2/?p=902.

Samedi 10 juillet 2010, 17h-18h, route du col de Sapeney, près de Cessens. Plusieurs tilleuls très grands (très vieux), dont celui-ci.

Son emplacement, entre le Lac du Bourget et l’Albanais. Lien : http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&q=Cessens&sll=40.597271,-49.262695&sspn=14.752315,29.553223&ie=UTF8&hq=&hnear=Cessens,+Savoie,+Rh%C3%B4ne-Alpes&ll=45.798274,5.876387&spn=0.001655,0.003608&t=k&z=19


Samedi 10 juillet 2010, 16h, café et belvédère de La Chambotte, au dessus du Lac du Bourget. Comme pour beaucoup d’endroits à Aix-les-Bains, il y a ici une légende attachée à la visite de « têtes couronnées » et de présidents, et en particulier à celle de la Reine Victoria (1887). Il n’y a pas si longtemps, on allait à La Chambotte boire un thé accompagné de scones. Fermé, réouvert, le café est menacé d’une rénovation qui pourrait être dommageable, si l’on voit le mobilier métallique remarquable (les tables, en particulier, d’un minimalisme absolu, fixées dans le ciment et au garde corps) ou encore la collection de chaises des salles-à-manger.

La pancarte et le dépliant parlent d’une « vue imprenable ». Faut-il entendre la difficulté à saisir le panorama ? Tentative ici. Le vide, les distances aériennes sont en effet imprenables.

Jeudi 1er juillet, 14h52, métro Nation, Paris, grande chaleur, juste avant de monter dans le train. Depuis quelques mois le labyrinthe des lignes de métro sous la place de la Nation a connu une restauration, plus ou moins à l’identique — ou plutôt tendant à faire disparaître la rénovation optimiste des années 70. Ici, la ligne N°6 vue depuis la ligne N°1. Les carreaux blancs de Boulenger (voir : http://www.boulenger.fr/?#/historique/) ont regagné le terrain pris par les carreaux oranges (Il aurait fallu les photographier, il faudrait chercher s’il en reste une trace).

Suite. Mercredi 7 juillet 2010, 13h 20, de nouveau, juste avant de monter dans le train pour la gare de Lyon (et Aix) : débouchant sur le quai de la ligne 1 à Nation, un couloir et un escalier qui sont encore en orange. On note que ces carreaux oranges sont biseautés, de forme identique aux Boulenger blancs (bien que posés verticalement). Le vrai style 70 est incarné dans un grand carreau plat (à suivre donc si on veut le montrer).




