février 2010

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Lapsus


Samedi 27 février 2010, 20h40, rue Lassus, Paris 19e.  En passant, en allant chez les B., on lit « lapsus ». Lapsus sur le mot Lassus ou sur le mot lapsus ? Lapsus linguae ou calami ?

« LAPSUS, subst. masc. Faute que l’on commet par inadvertance soit en parlant (lapsus linguae) soit en écrivant (lapsus calami). »
Trésor informatisé de la langue française

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Samedi 27 février 2010, 8h. Elle a été la candidate (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=258) et, sans que ce soit ouvertement dit, la favorite. La mug de Xi’an connaît aujourd’hui ce qu’est l’existence d’une immigrée. L’existence est un lave-vaisselle. L’ébréchée risque la relégation.

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Septante


Jeudi 25 février 2010, 18h17, bar Le Prince, rue du Prince, Genève. Ambiance années septante dans ce bar (probablement plus récent en fait), italien, international, et donc très genevois. Un must de  fin d’après-midi pour prendre un verre (avec éventuellement une petite pâtisserie ou un délice).

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Jeudi 25 février 2010, 18h10, rue du Prince, Genève. Dans cette rue, tout se nomme « Le Prince » (voir « Septante », ci-dessus). On remarque le beau travail de l’enseigne : couplage classique de l’Univers avec une cursive, forme du boitier lumineux.

Lien : histoire de la marque Wella : http://www.wella.com/about_wella/history/index.php

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Mercredi 23 février 2010, 23h30, Genève: deux vues successives, du pont des Bergues : le Rhône; dans la vitrine du siège suisse de la Deutsche Bank, place des Bergues : Tobias Rehberger (1966-), Pikes Peak, huile sur plaque de fibres, 1997, détail.

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©JLggB-1969. D’après super 8 kodachrome, 6mn 36s, muet.
Première publication d’archives de travaux. Numérisé aujourd’hui (samedi 20 février 2010), le film super 8 intitulé FD7 – Deux manières de prendre des notes, fait partie d’une série de « films didactiques » réalisés en 1969. Le principe du « didactique » est emprunté à Brecht. On en retient :  théâtralisation et distanciation, interprétation laissée au spectateur, rigueur formelle. Ici, le modèle de la leçon entre dans le film et rencontre la structure en diptyque que se fixent les premiers films didactiques. Les deux séquences s’appuient d’une part sur un fait d’observation, un homme handicapé dans un café, et d’autre part, en contrepoint, sur une conférence (en langue allemande) ayant trait au théâtre épique. Les rôles des deux personnages successifs à la table sont tenus par Gaston Jung, professeur à l’école du Théâtre national de Strasbourg, metteur en scène et directeur du théâtre d’essai Les Drapiers. Le tournage a lieu au TNS au printemps 1969.

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Vendredi 19 février 2010, métro Nation, Paris. Affiche de la campagne de recrutement de l’Armée de terre. L’ensemble du graphisme s’inscrit dans un tissu de camouflage. Peut-être faut-il se camoufler pour se découvrir soi-même. Le site Internet de cette campagne dit : « On ne naît pas soldat, on le devient. » (Remerciements à Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe t.1, Gallimard © 1949, pp 285-286.)

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Mercredi 17 février 2010, 17h30, rue des Fossés Saint-Jacques, Paris, 5e. On avait eu une enseigne « constructions métalliques » (voir : http://jlggb.net/blog/?p=2315). Ici aussi, de façon moins voyante mais non moins convaincante, il y a coïncidence entre le mot et la façon, entre la façon et ce qu’elle désigne. Et l’on peut apprécier la typographie qui en résulte.

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Ko Siulan


Ko Siulan. Dimanche 14 février, vers 15h, École des beaux-arts, quai Malaquais, Paris. Suite de l’article précédent, « Censure aux Beaux-Arts (ou l’ordre des mots) ». L’artiste, comme d’autres le font aussi, est venue photographier ses bannières réinstallées depuis la veille.


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Vendredi 12 février 2010, 18h 15, hall de la galerie de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris. Siu Lan Ko, artiste chinoise invitée de l’exposition Le week-end de sept jours, a vu son œuvre retirée de la façade de l’école. À l’heure du vernissage, elle est interviewée par des radios et télévisions, comme par de nombreux visiteurs.


Détail du catalogue Le week-end de sept jours, éditions Beaux-Arts de Paris. L’œuvre de Siu Lan Ko consiste en deux banderoles recto-verso où sont inscrits les mots : gagner, moins, plus, travailler.

Le site de Siu Lan Ko : http://www.kosiulan.net/


Siu Lan Ko, Sign, 2008, projet en cours

Note, dimanche 14 février 2010  : En chinois, le nom de l’artiste est ???, Ko Siu Lan (nom de famille devant le prénom). Mais , dans le contexte occidental, elle semble adopter Siu Lan Ko, comme le catalogue, qui emploie malgré tout aussi Ko Siu Lan, et Siulan Ko (le prénom étant rassemblé, comme c’est aussi la pratique de la transcription pinyin). À ce propos, en pinyin, le nom ??? s’écrit : G?o Xi?olán.
Cherchant récemment les ouvrages consacrés à Ai Weiwei — voir : http://jlggb.net/blog/?p=5998 —, dans l’une des plus grandes librairies d’art du monde, Walther König à Berlin, je les ai trouvés pour une part à la lettre A, pour l’autre à la lettre W.
Citation : « Certains médias, dont des bien en vu, en sont à ignorer qu’en Asie, le nom de famille se place en premier devant le prénom. » Anne Cheng, 11 décembre 2008, Leçon inaugurale du Collège de France.
Maintenant que les choses rentrent d’en l’ordre (le ministre de la culture ayant eu des mots en faveur d’un ré-accrochage de l’œuvre sur la façade des Beaux-Arts), on peut s’attacher à l’ordre des mots (et aux mots d’ordre ?) et des caractères, s’inspirant en cela de l’œuvre elle-même : « travailler moins pour gagner plus », par exemple.

Deuxième note : dans le buzz provoqué ces derniers jours par l’affaire, il y a beaucoup de propos haineux contre la Chine, les Chinois, et contre l’art contemporain. Je relève une chose : on s’offusque qu’une Chinoise donne des leçons de démocratie et de liberté. On dit aussi qu’elle n’est pas chinoise, étant de Hong Kong. Il y a certes une différence entre Pékin et Hong Kong, mais Hong Kong, avec un statut particulier, est rattachée à la Chine depuis 1997. Ko Siulan est née à Xiamen, province du Fujian, elle réside aussi à Pékin.

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Vendredi 5 février 2010, vers midi, vitrine du Design Museum, Londres. Jeudi 11 février, vers 21h, Paris. Dans l’exposition Dieter Rams, collection personnelle de Dieter Rams, un flacon destiné à un produit pour nettoyer les rasoirs électriques. Date de création incertaine, vers 1985. J’ai conservé la même bouteille (avec une étiquette transparente et non une sérigraphie), pour sa forme, pour la qualité de la matière de son bouchon qui se visse, pour la manière dont il se raccorde au verre.
Voir : « Dieter Rams », 5 février 2010.

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Hyperlien


Mardi 9 février 2010, 15h, Arts, Université Paris 8, Saint-Denis, rentrée du 2e semestre. Hyperlien avec le billet précédent : Berlin où Anne Z., ici enseignante, est née il y a moins de trente ans.

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Lundi 8 février 2010, 16h. Hauptbahnhof, Berlin. Train pour l’aéroport de Schönefeld à 16:07. Derrière, l’hôtel Meininger d’où a été prise la photo de nuit de la gare. Voir : « Schallisolierte Fenster » du 7 février 2010, l’exact contrechamp.

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Lundi 8 février 2010, 15h07, S-Bahn, gare Alexanderplatz, Berlin.

Sur cette même ligne, il y a un an, des contrôleurs « banalisés » nous avaient piégés pour un trajet d’une station sans ticket « validé ». On remarquera le luxe de protections anti-falsification du simple ticket de métro.

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Lundi 8 février 2010, 14h16, place Rosa Luxemburg, face à la Volksbühne (Erwin Piscator, Benno Besson, etc.), Berlin. Froid polaire (ou sibérien), c’est ce qu’ont dit les journaux. Les rues sont dégagées, mais la plupart des trottoirs de la ville sont sous la neige glacée. Ici j’ai glissé et je suis tombé. D’où la photo-constat.
Pour compléter la scène : quand on parle d’« ici », il faut toujours quelqu’un pour ajouter : « maintenant »; et justement, là devant, le théâtre affiche en très très grand : « Jetzt ».

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