

Mercredi 30 novembre 2011, 14h55, Paris Montagne Sainte-Geneviève. La Bibliothèque Sainte-Geneviève (Henri Labrouste, 1851, voir : ici). Le Panthéon (Jacques-Germain Soufflot, 1764-1790, voir : ici).
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Mercredi 16 novembre 2011, 14h30, Paris 6e. Sur ma route d’aujourd’hui vers l’école, je passe (une fois encore) devant ce numéro 2bis. Et je me demande si j’ai rêvé. C’était probablement en 1966 ou 1967. J’étais conduit par mon ami Michel S., qui lui même accompagnait André A., un poète membre du Groupe de recherches musicales de la radio (RTF), proche des surréalistes. Peut-être y avait-il aussi Michael G., qui habitait rue Bréa (de l’autre côté du Luxembourg). Je re(vois) l’espace profond de l’atelier, son encombrement, et une silhouette qui était Man Ray. Mais je ne me souviens pas d’une quelconque conversation.
Voir : http://invisuphoto.com/11,1172.html




Dimanche 14 novembre 2011, 16h. Une exposition à Lyon, l’émission de François Chaslin, Métropolitains, ont attiré notre attention : l’architecte Jean-Louis Chanéac (1931-1993) a construit à Aix-les-Bains en 1976 une maison pour sa famille, très étrange et semble-t-il très intéressante. L’adresse n’est donnée nulle part sur Internet, ou alors c’est une fausse adresse — mais pas tout à fait. Donc, cet après-midi, nous explorons les hauteurs d’Aix-les-Bains, du côté du musée Faure. Nous savons qu’on entre dans la maison par le haut, elle doit être en dessous de la rue. Puis une dame nous renseigne. La maison Chanéac est en partie enterrée, mais elle n’est pas cachée. Son entrée semble la défendre, mais, en la contournant, on accède librement au jardin et à la terrasse. Nous ne sommes pas déçus : c’est vraiment une habitation unique, magique, jamais vue. Et toute une époque qui ne demande qu’à renaître.
Figure marquante de l’architecture expérimentale des années 1960, Jean-Louis Chanéac (1931-1993), dont le concept de ville-cratère a été sacré Nombre d’or au Grand Prix International d’Urbanisme et d’Architecture de 1969, est d’abord connu pour ses recherches et ses prototypes de modules d’habitation industrialisés-poétisés, aux formes, structures et matériaux infiniment variés. Tout en explorant la richesse plastique et fantasmatique des formes organiques au moyen de son premier langage qu’est la peinture, Chanéac témoigne de préoccupations qui demeurent d’une étonnante actualité (bioclimatisme, densification, accessibilité sociale, habitat d’urgence, évolutivité…). Chanéac est enfin le promoteur d’un régionalisme nouveau, progressiste, au travers notamment de projets de stations de nouvelle génération, d’opérations urbaines comme le Forum de Saint-Jean-de-Maurienne (1982-1986) ou le centre de Val-d’Isère (1985-1990).
Extrait de l’annonce de la conférence de Jean-Pierre Petit, architecte-consultant, auteur de Chanéac, entre rétrospective et prospective (2011), dans le cadre de l’exposition présentée au CAUE du Rhône du 1er octobre au 10 novembre 2011.
D’autres documents, ici. De nombreuses photos, ici.
Lire également : http://lantb.net/uebersicht/?p=3832

Samedi 12 novembre 2011, 14h34, Aix-les-Bains, le château de la Roche du Roi, achevé en 1900, classé monument historique mais aujourd’hui à l’abandon et visiblement menacé de disparition. Architecte : Jules Pin; constructeur : Léon Grosse; deux noms attachés à l’histoire de la ville.

Mardi 1er novembre 2011, 23h. Taipei, Wistaria Tea House, 1, Lane 16, Xinsheng South Road Sec 3, dans un quartier d’universités, cette maison de thé qui a marqué la vie culturelle et politique. Le thé précieux est accompagné de friandises, des sucres fondants en forme de pétales, entre des gâteaux de lune et des prunes salées, à la rencontre des traditions chinoises et japonaises. Le dépliant de la maison s’ouvre sur cette phrase : « In these turbulent times, it is important to create realms of critical distance and cultural resistance. »

Mercredi 26 octobre 2011, 20h50, Ensad, amphi Rodin, conférence de Masaki Fujihata sur son film (et installation) Simultaneous Echoes, Ulster, 2009. Photo de l’écran.

Mercredi 26 octobre 2011, 15h, Paris, rue d’Ulm, École normale supérieure. La vitre de l’imposte Sapience, qui était brisée (Voir : « Sapience » du 27 avril 2011, http://jlggb.net/blog2/?p=5150), est désormais renforcée par un ruban adhésif orange.

Mercredi 26 octobre 2011, 13h, Jardin des Tuileries. Un autre pavillon de Jean Prouvé : Maison aluminium métropole, 8 x 12 m, vers 1949. Détail du « jardin d’hiver ». Cet exemplaire, qui provient de la région parisienne (Bouqueval), est vendu par la galerie Patrick Seguin.
Voir « démontable », 7 novembre 2010 : http://jlggb.net/blog2/?p=3194



Samedi 22 octobre 2011, 11h-11h30, Copenhague. En juillet 1963 — c’était mon premier grand voyage indépendant —, je fus subjugué par les matériaux, la taille et la géométrie du SAS Royal Hotel. Il avait été achevé trois ans plus tôt. J’ai gardé l’image d’une façade au soleil et l’idée d’une radicale modernité. Ici, tout ou presque (le luminaire Artichoke est de Poul Henningsen) est de Arne Jacobsen. C’est devenu un conservatoire. De Arne Jacobsen, architecte du bâtiment, on voit le fauteuil The Egg, 1958, le lampadaire AJ lamp floor créés pour l’hôtel, le fauteuil Oxford Chair, 1963, la table basse A6.


Lundi 12 septembre 2011, 13h20, Panthéon, Paris. Deuxième apparition en deux jours. Une manifestation de la « cabale » qui persécutait Rousseau ? Mais, pour une fois, sa statue est remarquée. Pendant le temps de mes photos, c’est au moins une dizaine de passants qui ont saisi la même image. Voir « Supplément au monument », 23 janvier 2008 : http://jlggb.net/blog/?p=167


Dimanche 11 septembre 2011, 20h, Le Louvre. Rousseau n’aimait pas les vues lointaines, les panoramas. Il regarde vers le bas. On peut passer ici cent fois sans le voir.

Samedi 20 août 2011, 16h. Le Balzar, rue des écoles, à côté de la Sorbonne et surtout juste en face de la librairie Compagnie, a été longtemps notre point de repère du samedi après-midi. Cette brasserie fut paraît-il une sorte de double de la Brasserie Lipp (même propriétaire, même décorateur, en 1931) — en moins select, sans doute. Elle a été rachetée par une chaîne et il y a même eu un comité pour sa conservation. De toute façon, le temps a passé et ses habitués ne sont plus les mêmes. Pour tout dire, on y voyait des intellectuels célèbres; on n’y a pas vu Sartre, mais on y voyait Derrida, à la place d’où est prise cette photo. Ce qui est intéressant, c’est la terrasse-étagère-vitrine extrêmement étroite, ce sont les tables à rallonges sur charnières, c’est l’acoustique qui fait que l’on entend tout ce qui s’y dit, et c’est le jeu des miroirs, en particulier de ceux qui sont penchés au plafond et qui renvoient la rue depuis le fond de la salle.

Mardi 9 août 2011, 21h. Une marche plutôt sportive nous entraîne jusqu’au bassin de La Villette. La Rotonde de Ledoux (1784) a été restaurée (et transformée en restaurant). C’est l’occasion de l’apprécier comparativement à cet autre élément conservé de l’enceinte des Fermiers généraux, les colonnes de La Nation qui, après une fort belle restauration aussi, ne peuvent faire oublier les ajouts rococo — et de statues royales — du XIXe siècle — dont La Villette a été épargnée. Du Claude Nicolas Ledoux pur.
Il est jeune et de milieu très modeste. Il reste à identifier, si c’est possible. C’est la seule photographie de ce type dans nos archives familiales. Son procédé la date des années 1860. (Voir le 17 août : http://jlggb.net/blog2/?p=6945)
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Dimanche 7 août 2011, 23h 30. Le collodion photosensible sur plaque de verre donne un exemplaire unique, une photographie négative qui, sous un certain angle et sur fond noir, apparaît en positif. Ce type de « collodion positif » est aussi nommé « ambrotype ». Il se différencie du daguerréotype par son support de verre et non de métal. L’objet était enchâssé dans un cadre de verre et de carton qui le protégeait. Ce cadre a été cassé et cette image unique est passée entre des mains ignorantes de sa fragilité, qui l’ont « nettoyée », lui donnant en revanche un aspect ravagé qui vient à l’appui de son romantisme.







