Des archives

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Mercredi 17 août 2011, 23h, Nice-Savoie. Mon grand-père Auguste B. est photographié ici à l’âge de 25 ans, en 1905. Je ne connais pas de photo de lui plus jeune. En 1907, il épousera Julie L. qu’il rencontre alors qu’il travaille comme tailleur de pierres à la restauration du château de Grignan, dans la Drôme (La marquise de Sévigné), dont les parents de Julie sont employés au gardiennage et à l’entretien.

Si vous leur trouvez une ressemblance, alors vous allez dans le sens de mon hypothèse : la photo « collodion ancestral » publiée il y a quelques jours (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=6822) peut être celle de son père, Jean-Louis B., né en 1839 à Cliousclat, Drôme.

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Dimanche 24 juillet 2011, 13h. Ressortie des archives : offerte en 1985, cette belle calligraphie chinoise (33,5 x 53 cm). Le motif central est ji-qing : 寄, ji (envoyer, transmettre, déposer, confier), 情 qing (sentiment, affection). On dit par exemple : 寄情山水 ji-qing shan-shui, « trouver un appui pour ses sentiments dans le paysage ». Compléments : 乙丑冬日 yichou (1985), dongri (un jour d’hiver), 邵武 Saowu (prénom), 钱邵武 Qian Saowu (sceau de l’artiste). Qian Shaowu était un sculpteur, dessinateur et calligraphe célèbre, professeur aux Beaux-Arts de Pékin. Propositions de traduction par Y.X. et Z.Y.

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Vendredi 17 juin 2011. Le billet précédent me fait ressortir une photographie qui a été utilisée sur le carton d’invitation de mon exposition de septembre 1990 au Musée de L’Élysée à Lausanne. « Vestiges et installations » consistait en un ensemble de photographies carrées — prises avec un Rolleiflex —, en couleurs ou en noir et blanc, tirées dans le format 40×40 cm, faites à Pékin au cours du mois de septembre 1985, parallèlement à la série des 1000 diapositives du vidéodisque Pékin pour mémoire. Elles se rattachent à la sous-partie de ces trajets photographiques motivée par le pittoresque d’« installations spontanées », mais se réfèrent aussi aux photographies anciennes de Pékin que l’on pouvait connaître par des livres. Cette couverture blanche au soleil se situait au sud du quartier Dongdan, non loin de la gare centrale.

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Samedi 11 juin 2011, 17h, magasin Printemps Nation. Cet bel escalier large et courbe, avec son revêtement de petits carreaux de verre est ce qui reste du bâtiment, exemple de modernité, tel qu’il apparaît, « building flambant neuf » (voir Elle, ci-dessous), dans le film de Jean-Luc Godard, Une Femme mariée, tourné au printemps 1964.
Par cet escalier, on accédait, il y a une vingtaine d’années, un sous-sol dédié à l’alimentation (Inno). Il est question de transformer ce grand magasin en immeuble de bureaux.


Jean-Luc Godard, Une Femme mariée, 1964. Macha Méril. Image : Raoul Coutard.


Des archives. Détail des pages 28 et 29 du magazine Elle, numéro du 24 juillet 1964. « Jean-Luc Godard s’attaque à la femme mariée », par Marlyse Schaeffer.

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Mercredi 27 avril 2011. Point de repère absolu dans l’art cinématographique (en noir et blanc), icône de la distanciation (Losey fut aussi un metteur en scène brechtien — Galileo Galilei, 1947), cette photographie de presse authentique du film de Joseph Losey, The Servant, 1963. Scénario : Harold Pinter. Distribution : Sarah Miles, James Fox et, hors champ, Dirk Bogarde, Wendy Craig. © Warner-Pathe Distibutors.


Joseph Losey. (dr)

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Lundi 25 avril 2011, 14h. Pour l’exposition Cinétisme, spectacle, environnement de la Maison de la culture de Grenoble (mai-juin 1968, commissaire : Frank Popper), je réalise une signalétique à base de photogrammes sur papier Agfa très mince (pour les arts graphiques), collés directement sur les murs peints en noir. Cette flèche fait 180 x 170 mm.
Voir : http://jlggb.net/blog2/?p=4452, http://jlggb.net/blog/?p=1013, http://jlggb.net/blog2/?p=846

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Cette estampe de Nouvel An (年画, nianhua) traditionnelle chinoise, venant de l’atelier du village de Yangjiabu (杨家埠) district de Weifang dans la province du Shandong (nommé maintenant que c’est une attraction touristique « Yangjiabu Folk Culture Village »), n’est pas la plus connue et n’est pas la moins jolie. Elle fait partie de la collection constituée au début des années 80 et qu’il s’agit aujourd’hui de donner ou bien au Musée de l’Homme, ou bien au Musée Guimet, ou bien au Cabinet des estampes de la BNF.
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Vendredi 15 avril 2011, toute la journée.

Un site où l’on peut commander des estampes de Yangjiabu : http://www.xabusiness.com/chinese-new-year-paintings.htm

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En octobre 1980, pour les besoins de l’exposition 50 ans de gravures sur bois chinoises 1930-1980 et de son catalogue, nous avions demandé à Ma Gang (?? 1956-), alors étudiant de la section de gravure de l’Institut central des Beaux-Arts de Pékin, de nous faire une démonstration des diverses étapes de la taille et de l’impression d’une gravure sur bois. (Photo JLggB, 1980)
En octobre 2009, visitant cette même école, désormais loin du centre de Pékin et nommée China Central Academy of Fine Arts, nous avons rencontré M.G. à la tête du Digital Media Lab. Ici comme souvent dans les écoles d’art, le département numérique est issu du département de gravure : du fait du rapport aux techniques de création-reproduction, de la recherche d’un art apte à une large diffusion, de la proximité avec le design graphique, etc. Ma Gang a étudié à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris, de 1991 à 1993.

Voir : http://jlggb.net/blog/?p=5927.

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Mercredi 13 avril 2011, 10h30. Le Kangoo de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (histoire des XXe et XXIe siècles) va emporter vers Les Invalides et Nanterre plusieurs centaines de documents collectés en Chine dans les années 70 et 80 : affiches et images de propagande et éducatives, bandes dessinées, timbres-poste, etc. Ils s’ajouteront à ceux déposés il y a plus de vingt ans en créant le « Fonds B. ».
Pour mémoire, et à cette occasion, des reproductions de gravures et la couverture du catalogue 50 ans de gravures sur bois chinoises 1930-1980 réalisé en 1981 pour l’exposition de la Maison de la culture de Grenoble et de la Bibliothèque Nationale.
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Li Qun, Lu Xun, 1936, Torrent limpide, 1979, gravures sur bois.

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Octobre 1980, Institut central des Beaux-Arts, Pékin : avec le graveur Li Qun (??, 1912-) ; avec le graveur et professeur Li Hua (??, 1907-1994) et Zhu Yueqin, interprète.
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Li Hua, Au secours !, 1947, gravure sur bois.

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1. République Française, timbre à usage courant , « Marianne de Gandon », 3 francs, 1945.
2. République Française, « Poste aérienne », Série mythologique, Egine enlevée par Jupiter, 100 francs, émission le 20 janvier 1947, dessin et gravure par Pierre Gandon, impression taille douce rotative.
3. République populaire de Chine, série courante de 1969, « Tractor Driver », 5 fen.

Remarques : ces timbres sont ressortis à la faveur de rangements de fond. 1. Pour avoir commencé sa carrière de dessinateur et graveur de timbres dans la collaboration, Pierre Gandon sera écarté provisoirement à la Libération et c’est le Général De Gaulle qui choisira la Marianne en 1945. 2. Pour avoir été collectionné par moi vers mes 10 ans, le timbre rare « Poste aérienne » m’est resté en mémoire comme l’unique timbre érotique. 3. Pour L. et pour moi, la tractoriste de la « Révolution culturelle » est restée l’icône de notre période chinoise, assortie du private joke somnambulique : « Diplôme, Tracteur ».

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Saint-Laurent-en-Royans, Drôme, 1947 ou 1948 (?), devant la poste (P.T.T.). (Photo Emma B.)
La boîte aux lettres ne comporte ni inscriptions, ni mode d’emploi. Elle est seulement soulignée d’un rectangle blanc dans l’enduit tyrolien gris-beige. L’escalier symétrique pour l’atteindre et le solide mur à plates-formes célèbrent et poétisent sa fonction en lui ajoutant celle de gradin où les enfants s’exposent et d’où ils observent la place du village (la fontaine sous les platanes, l’église, l’école, l’épicerie, la boulangerie, le café), en attendant peut-être le car.

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Mardi 30 mars 2010, 23h30. 40 ans après le tournage du film Dimanche au bord du Rhin (« film didactique N°23 »), des documents sont sortis et reproduits. Une photo de repérage datant de l’automne 1969 (avec Jean-Louis B. décorateur et acteur dans ce film), la brochure de « Notes théoriques » contenant un dessin original du dispositif qui apparaît dans les séquences des « discours ».  Produit par le GREC (Groupe de recherches et d’études cinématographiques), le film a été tourné les 28, 29 et 30 mars 1970 à Strasbourg et monté avant l’été 1970. Le film existe toujours sous forme de copie de travail, mais on ne sait pas dans quel état. Il n’a pas été projeté depuis 1971.
(Archives JLggB)

EXTRAIT DES NOTES

Fd/23 (au bord du Rhin)

Film 16 mm en couleurs (Eastmancolor) sonore de 40 mn.

Propos général du film

produire une analyse d’un environnement donné (parc du Rhin)

être l’instrument d’une action critique réelle
produire un enregistrement de cette action
fournir des moyens d’analyse de cette action enregistrée
produire lui-même une critique.

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©JLggB-1969. D’après super 8 kodachrome, 6mn 36s, muet.
Première publication d’archives de travaux. Numérisé aujourd’hui (samedi 20 février 2010), le film super 8 intitulé FD7 – Deux manières de prendre des notes, fait partie d’une série de « films didactiques » réalisés en 1969. Le principe du « didactique » est emprunté à Brecht. On en retient :  théâtralisation et distanciation, interprétation laissée au spectateur, rigueur formelle. Ici, le modèle de la leçon entre dans le film et rencontre la structure en diptyque que se fixent les premiers films didactiques. Les deux séquences s’appuient d’une part sur un fait d’observation, un homme handicapé dans un café, et d’autre part, en contrepoint, sur une conférence (en langue allemande) ayant trait au théâtre épique. Les rôles des deux personnages successifs à la table sont tenus par Gaston Jung, professeur à l’école du Théâtre national de Strasbourg, metteur en scène et directeur du théâtre d’essai Les Drapiers. Le tournage a lieu au TNS au printemps 1969.

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