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Artichoke


Samedi 22 octobre 2011, 13h, Copenhague, hôtel First. Coïncidence : le supplément « House & Home » du Financial Times en date des 22/23 octobre 2011 publie, dans un article intitulé « Chic styles of the 1960s set for take-off » (sur les effets des séries Mad Men et Pan Am), la photographie d’une suspension Artichoke originale*. Designer : Poul Henningsen. Prix : 3 995 livres. Or il se trouve que c’est ce même modèle qui figure au premier plan des lampes « à reproduire » de l’exposition du groupe danois Superflex (voir : http://jlggb.net/blog2/?p=7197) et aussi dans le lobby de l’hôtel SAS (ci-dessous). Il faut dire que quelques antiquaires croisés dans Copenhague hier et aujourd’hui, proposent cette suspension dans ses diverses déclinaisons.
* 1958. The original PH Artichokes were developed for a restaurant in Copenhagen called the Langelinie Pavilion, and they are still hanging there today. Le modèle actuellement produit par la maison Louis Poulsen est vendu 6 250 €.

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Vendredi 21 octobre 2011, 16h40, Copenhague. Le vestiaire du Dansk Design Center est en accès libre; mais personne n’y a laissé quelque chose.

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Vendredi 21 octobre 2011, 16h-17h, Copenhague, Dansk Design Center. Exposition « Challenge Society. Designing the simple solutions to a complexe future ». Une exposition sur le design très design, mais sans objets autres que des mots, des « audiovisuels » et les meubles présentoirs. En pratique, les visiteu(rs/ses) prennent des photos pour emporter les textes et les lire (éventuellement) plus tard et ailleurs. Ou alors visiter le site : http://en.ddc.dk/. Au fond, les attractions du parc Tivoli.

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Poncif



Jeudi 21 octobre 2011, 15h, Copenhague. L’hôtel First Skt Petri a été construit dans un ancien grand magasin des années vingt. Dans le hall, une collection de fauteuils The Egg (Arne Jacobsen, 1958). On en voit partout dans la ville. C’est beau mais ça touche au poncif. On va aller voir l’original, l’hôtel SAS, 1960.

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Jeudi 20 octobre 2011, 16h-20h, visite de MEDEA, le centre de recherche en design des médias de l’université de Malmö. Intéressant, le mélange de récupération et d’Ikéa.

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Copies


Samedi 15 octobre 2011, 18h. Galerie Jousse Entreprise, 6 rue Saint-Claude, Paris, 3e. Copy Light, installation du collectif danois Superflex. Un atelier où l’on voit comment produire des copies économiques de luminaires contemporains.

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Samedi 6 août 2011, 17h30. Dans le bureau de L., deux accessoires (des cadeaux) apportés par son nouveau statut et qui semblent faits l’un pour l’autre : un tabouret Ulm, en pin et hêtre, dessiné par Max Bill en 1954 (fabriqué ici par Büroforum à Würzburg, Allemagne); un iPad2, dessiné par Jonathan Ive et Apple en 2011 (assemblé probablement dans l’usine de la compagnie taïwanaise Foxconn à Chendu, Chine).
Sur Max Bill, voir : http://jlggb.net/blog/?p=4388 et http://jlggb.net/blog/?p=5369.

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Samedi 23 juillet 2011, 17h40, galerie Kreo, 31 rue Dauphine, Paris 6e. Notre ami Nicolas T. a collectionné — beaucoup à partir d’achats sur eBay, dit-il — des vases typiques d’une période, d’une certaine modernité qui ne craint pas le kitsch. On partage son gout pour la céramique semi-industrielle, décorative et utilitaire.
Voir le livre : http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=1986&menu=

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Mercredi 13 juillet 2011, 11h, Aix-les-Bains. Dans la cuisine de la rue Isaline, dans le casier de contreplaqué de 15 mm peint, se trouvent désormais rassemblés deux pichets fabriqués et achetés à Cliousclat, Drôme (Voir : http://poteriedecliou.com/, mais c’était avant quelques changements de direction), d’inspiration traditionnelle plus ou moins dauphinoise et savoyarde, qui sont restés quelques années, l’un à Pierrelatte, l’autre à Paris. On remarque la concordance absolue de leur jaune avec l’ocre-jaune de la polychromie « Isaline » (2008).

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Mardi 5 juillet 2011, 8h-8h40, hôtel Yokohama Heiwa Plaza, dans le centre, non loin de la Graduate School of Film and New Media de la Tokyo University of the Arts (Geidai). Bon marché, mais avec du style.

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Lundi 4 juillet 2011, 11h30. Dans la liste des possibles points de vente de la porcelaine Keizan, je repère le Tadashi Hall Miyako, dans le quartier du métro Ningyocho, au nord est de Ginza, facilement accessible depuis Shinbashi. C’est toujours amusant de découvrir un quartier avec ce type de contrainte futile, même quand il fait très chaud, en profitant d’un trou dans l’emploi du temps. L’achat à Tokyo le 12 décembre 2007, de deux tasses à soba signées ??, Keizan, avait donné lieu au billet « Soba toi et moi » : http://jlggb.net/blog/?p=133. D’autres tasses à soba de la même origine avaient été trouvées du côté de Omote Sando en mai 2008. Depuis, je me suis persuadé que c’étaient les plus typiques d’une tradition de porcelaine modeste mais parfaite. Le magasin Kyogado est un grossiste qui n’expose que des échantillons. Mais on accepte gentiment de me vendre les trois tasses de mon choix. Peut-être à cause du manque de langue commune.

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En 2001, j’avais acheté, dans l’un des plus beaux magasins de céramiques du quartier de Kiyomizu, une tasse à soba de belle qualité. En porcelaine blanche et bleue, ornée de filets verticaux peints à la main, elle portait une signature où je reconnaissais le mot Chine. Ce samedi 2 juillet, vers 11h, je retrouve cet endroit et repère tout de suite quelques tasses portant la même marque. La directrice de la galerie m’explique que Kasho Morioka (森岡嘉祥), maître potier, troisième du nom (né en 1937), est mort il y a quelques années, mais qu’il reste des porcelaines produites dans l’atelier qu’il avait ouvert en 1995 à Jingdezhen, en Chine. Il avait eu le projet de se rapprocher encore de la tradition de la porcelaine blanche et bleue. Jingdezhen, province de Jiangsu, est en effet la capitale historique — on parle de plus de 1700 ans — de la porcelaine en Chine. Ici apparaît Mme Hana Morioka, qui me parle en français. C’est l’une des filles de Kasho Morioka, elle a vécu en France, à Nimes en particulier, pour étudier la bijouterie (elle avait étudié la céramique à Kyoto). Le hasard a donc fait que la tasse qui m’avait plu il y a dix ans relie la Chine et la France et qu’elle soit d’un maître largement connu dans le monde. Maintenant, j’en ai une deuxième, que je trouve très bien aussi.

 
Kasho Morioka devant son four en août 2005 (photo © André Defossez : voir ici).

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Jeudi 30 juin 2011, autre volet du protocole « voir Hiroshima ». Je me propose d’aller visiter le show room de la maison Maruni, fabriquant de meubles, qui se trouve à l’extérieur de la ville. Le trajet se fera en taxi et permettra en effet de saisir une vision du site de la ville, et en particulier des montagnes environnantes, des fleuves et canaux qui descendent parallèlement vers la mer, les routes, les nombreux ponts.
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Jeudi 30 juin 2011, 17h, Hiroshima, Hiroshima est un fauteuil. Fabriqué par Maruni, à Hiroshima, dessiné par Naoto Fukasawa. Une merveille de proportions et de fini. Pour l’œil et pour la main, donc. Des réminiscences du mobilier classique, chinois ou japonais, mais aussi moderne, finlandais ou danois; un objet contemporain malgré tout, que l’on aimerait posséder. Prix de base au Japon : 79 000 yens, soit environ 700 euros.
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La fabrication du fauteuil Hiroshima, vidéo reprise du site du fabriquant
Voir :
http://www.maruni.com/en/

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Retour vers le centre de la ville, vers 17h30. Des enfants qui marchent dans l’eau : d’Hiroshima, j’avais cette image en tête. La marque Mazda : Hiroshima est la ville des usines d’automobiles Mazda.

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Jeudi 30 juin 2011, 11h30, train à grande vitesse Shinkansen de Kyoto à Hiroshima. Dans chaque rame, tout un ensemble de salles de toilette : hyper technique et hyper propre (hyper neuf).

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Samedi 11 juin 2011, 12h40, escalier de la station de métro Saint-Ambroise, Paris 11e. Le quartier Saint-Ambroise est particulièrement riche en tags. C’est probablement à cause du magasin All City, 8 rue Pasteur, fournisseur du Graffiti Art et du Street Art : bombes de peintures, feutres rechargeables de type Squeezer (http://www.grog-ink.com/).

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